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Pause à Trujillo avant le passage de la frontière équatorienne

Pour couper la route jusqu'à l'Equateur, nous décidons de nous arrêter quelques jours à Trujillo au nord du Pérou. Et tata Cat' (la tante de Marine) nous avait dit avoir bien aimé lors de leur voyage il y a quelques années... 

Nous voici donc de nouveau dans le bus de nuit direction Trujillo. Arrivés au petit matin, on trouve rapidement une petite auberge sympa et bien nommée "El mochilero" (le voyageur avec sac à dos). On profite de cette ambiance pour se poser un peu après tous ces kilomètres depuis la Bolivie (et de rattraper un peu le retard du blog!).

Notre jolie auberge, El mochilero
Notre jolie auberge, El mochilero
Notre jolie auberge, El mochilero

Notre jolie auberge, El mochilero

L'animal de compagnie de l'auberge :)

L'animal de compagnie de l'auberge :)

On se balade dans Trujillo. C'est la troisième ville la plus peuplée du Pérou, mais le quartier central où les rues sympas pour se balader est assez restreint. Pour se rendre à la place centrale, on prend la rue piétonne, afin d'éviter le concert de klaxons des autres rues... La rue est en plus animée, avec des petits spectacles de rue ou des artistes. On passe aussi devant une école de danse où on peut souvent voir depuis la rue des enfants danser la marinera ! 
La place centrale est jolie, avec des bâtiments bien colorés ! L'intérieur de la cathédrale vaut le coup d'œil aussi, notamment au plafond où on peut voir de belles peintures. À presque chaque coin de rue, on trouve d'autres églises... 

La Plaza de Armas entourée de belles demeures coloniales colorées
La Plaza de Armas entourée de belles demeures coloniales colorées
La Plaza de Armas entourée de belles demeures coloniales colorées
La Plaza de Armas entourée de belles demeures coloniales colorées
La Plaza de Armas entourée de belles demeures coloniales colorées

La Plaza de Armas entourée de belles demeures coloniales colorées

Quelques bâtiments autour de la place centrale
Quelques bâtiments autour de la place centrale
Quelques bâtiments autour de la place centrale
Quelques bâtiments autour de la place centrale

Quelques bâtiments autour de la place centrale

La cathédrale et ses belles peintures de l'école de Cuzco
La cathédrale et ses belles peintures de l'école de Cuzco
La cathédrale et ses belles peintures de l'école de Cuzco
La cathédrale et ses belles peintures de l'école de Cuzco
La cathédrale et ses belles peintures de l'école de Cuzco
La cathédrale et ses belles peintures de l'école de Cuzco

La cathédrale et ses belles peintures de l'école de Cuzco

Palacio Iturregui, aujourd'hui un club privé
Palacio Iturregui, aujourd'hui un club privé
Palacio Iturregui, aujourd'hui un club privé

Palacio Iturregui, aujourd'hui un club privé

Rue piétonne et ses artistes
Rue piétonne et ses artistes
Rue piétonne et ses artistes

Rue piétonne et ses artistes

Au détour des rues et places de Trujillo
Au détour des rues et places de Trujillo
Au détour des rues et places de Trujillo
Au détour des rues et places de Trujillo
Au détour des rues et places de Trujillo
Au détour des rues et places de Trujillo

Au détour des rues et places de Trujillo

Détails sur des balcons et fenêtres d'origine andalou-musulmane
Détails sur des balcons et fenêtres d'origine andalou-musulmane
Détails sur des balcons et fenêtres d'origine andalou-musulmane
Détails sur des balcons et fenêtres d'origine andalou-musulmane

Détails sur des balcons et fenêtres d'origine andalou-musulmane

Nombreuses églises de Trujillo
Nombreuses églises de Trujillo
Nombreuses églises de Trujillo
Nombreuses églises de Trujillo
Nombreuses églises de Trujillo
Nombreuses églises de Trujillo
Nombreuses églises de Trujillo
Nombreuses églises de Trujillo

Nombreuses églises de Trujillo

Du chocolat en disquette et le moulin rouge péruvien !
Du chocolat en disquette et le moulin rouge péruvien !

Du chocolat en disquette et le moulin rouge péruvien !

Le dernier jour, Nico ne se sent pas très en forme pour visiter, donc Marine part toute seule visiter le site de Chan Chan, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une vingtaine de minutes en minibus, puis une vingtaine de minutes à pieds et j'arrive au site. Je tombe sur un couple franco-péruvien : ils sont venus pour le mariage du frère de la Péruvienne et elle en profite pour faire visiter les environs à son copain. Aucune indication écrite sur le site, donc on décide de faire appel aux services d'un guide pour mieux comprendre l'histoire du lieu. Étudiant en archéologie, notre guide est passionnant ! 
Chan Chan était la capitale des Chimús, une civilisation précolombienne qui succéda à la civilisation Moche (prononcer Motché !). Les Chimús connurent leur apogée du XIIe au XVe siècle, avant d'être défaits par les Incas (eux-mêmes envahis par les Espagnols quelques années plus tard). Le site de Chan Chan s'étend sur plusieurs km2, mais la zone définie comme patrimoine de l'UNESCO est plus réduite et, en tant que touriste, on ne peut visiter que le site de la citadelle Nik-An. C'était le lieu central de Chan Chan, comportant plusieurs fonctions. Tout d'abord, la fonction religieuse avec la place des cérémonies et des sacrifices. La divinité la plus importante était probablement la Lune de par la proximité de la mer : les Chimús connaissaient sans doute l'influence de la Lune sur les marées. Il y avait aussi une fonction administrative avec notamment la place des audiences. Cette partie du site est un véritable labyrinthe, sans doute pour empêcher les ennemis d'atteindre le cœur du pouvoir. 
On peut aussi voir la tombe royale où étaient enterrés les gouverneurs de la cité, momifiés. Une fois par an, le dernier gouverneur décédé était transporté en parade sur la place des cérémonies. 
Malheureusement, le site a été rénové en 1962, soit un an avant la charte de Venise. Celle-ci définit les règles de restauration : les sites historiques ne doivent pas être reconstruits, mais préservés, nettoyés... Ce qu'on voit à Chan Chan n'est donc pas ce qui reste de la civilisation Chimú, mais ce qu'on en a reconstruit d'après nos connaissances. Le matériau de construction est de l'adobe : de la terre crue mélangée à de l'eau.
Le guide nous pose un peu comme des devinettes sur les représentations qu'on peut voir et, pour une bonne réponse,  nous donne une graine de haricot qui existait au temps de Chimús mais qu'on ne trouve presque plus aujourd'hui. Il en cultive dans son jardin et espère que les touristes à qui il en offre feront de même ! 

La place des cérémonies et sa frise autour. Comme la technique de la perspective n'était pas encore connue, on doit la lire de cette façon : en bas le premier plan (des écureuils aujourd'hui disparus à cause de la destruction des forêts surexploitées par les Espagnols), au milieu le deuxième plan (la mer), en haut le troisième plan (l'horizon, le ciel).
La place des cérémonies et sa frise autour. Comme la technique de la perspective n'était pas encore connue, on doit la lire de cette façon : en bas le premier plan (des écureuils aujourd'hui disparus à cause de la destruction des forêts surexploitées par les Espagnols), au milieu le deuxième plan (la mer), en haut le troisième plan (l'horizon, le ciel).

La place des cérémonies et sa frise autour. Comme la technique de la perspective n'était pas encore connue, on doit la lire de cette façon : en bas le premier plan (des écureuils aujourd'hui disparus à cause de la destruction des forêts surexploitées par les Espagnols), au milieu le deuxième plan (la mer), en haut le troisième plan (l'horizon, le ciel).

Cette frise de poissons exprime les marées hautes et basses. On en voit aussi en sens contraire, ce qui prouverait que les Chimús connaissaient la présence des deux courants marins de l'océan Pacifique. Pour le sens de la visite, suivez le poisson !
Cette frise de poissons exprime les marées hautes et basses. On en voit aussi en sens contraire, ce qui prouverait que les Chimús connaissaient la présence des deux courants marins de l'océan Pacifique. Pour le sens de la visite, suivez le poisson !

Cette frise de poissons exprime les marées hautes et basses. On en voit aussi en sens contraire, ce qui prouverait que les Chimús connaissaient la présence des deux courants marins de l'océan Pacifique. Pour le sens de la visite, suivez le poisson !

Le centre administratif, dont les murs étaient normalement plus hauts pour former un labyrinthe.
Le centre administratif, dont les murs étaient normalement plus hauts pour former un labyrinthe.
Le centre administratif, dont les murs étaient normalement plus hauts pour former un labyrinthe.

Le centre administratif, dont les murs étaient normalement plus hauts pour former un labyrinthe.

Des lieux de stockage de la nourriture (à l'image des écureuils qui font leurs provisions) afin de contrer les effets néfastes du phénomène El Niño

Des lieux de stockage de la nourriture (à l'image des écureuils qui font leurs provisions) afin de contrer les effets néfastes du phénomène El Niño

La tombe royale

La tombe royale

L'étang où l'on procédait aux sacrifices

L'étang où l'on procédait aux sacrifices

En quittant la citadelle, on aperçoit ces deux montagnes sacrées qui sont reliées par un mur construit au temps des Chimús
En quittant la citadelle, on aperçoit ces deux montagnes sacrées qui sont reliées par un mur construit au temps des Chimús
En quittant la citadelle, on aperçoit ces deux montagnes sacrées qui sont reliées par un mur construit au temps des Chimús
En quittant la citadelle, on aperçoit ces deux montagnes sacrées qui sont reliées par un mur construit au temps des Chimús

En quittant la citadelle, on aperçoit ces deux montagnes sacrées qui sont reliées par un mur construit au temps des Chimús

Haricot millénaire !

Haricot millénaire !

Le billet de la visite inclut l'entrée à trois autres sites dont deux sont sur le chemin du retour. Je m'arrête donc d'abord dans un tout petit musée qui expose des objets des cultures précolombiennes de la région et une maquette de Chan Chan. 
Direction ensuite la Huaca La Esmeralda. C'est une pyramide à la sud-américaine, qui avait aussi une fonction religieuse. Elle daterait de la dernière période chimú. Le site n'est pas vraiment mis en valeur : pas facile à trouver (heureusement deux gentils petits vieux m'indiquent le chemin!) et très peu d'explications écrites. On peut finalement surtout y voir des bas-reliefs bien conservés représentant des poissons et des oiseaux. 

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Objets de la collection du musée. Une petite ressemblance avec l'oreille cassée dans Tintin, non ?
Objets de la collection du musée. Une petite ressemblance avec l'oreille cassée dans Tintin, non ?
Objets de la collection du musée. Une petite ressemblance avec l'oreille cassée dans Tintin, non ?

Objets de la collection du musée. Une petite ressemblance avec l'oreille cassée dans Tintin, non ?

Maquette de la citadelle Nik-An
Maquette de la citadelle Nik-An

Maquette de la citadelle Nik-An

Photo du mur reliant les deux montagnes, encore visible donc aujourd'hui

Photo du mur reliant les deux montagnes, encore visible donc aujourd'hui

La huaca La Esmeralda
La huaca La Esmeralda
La huaca La Esmeralda

La huaca La Esmeralda

Détails de la huaca
Détails de la huaca

Détails de la huaca

Mes visites terminées, je rentre à l'auberge où je retrouve Nico. Un dernier petit tour en ville histoire de sortir quand même un peu. Il nous faut aussi de l'eau car il n'y en a plus dans l'auberge. Il y a apparemment souvent des coupures d'eau dans l'après-midi et jusque 22-23h. 
C'est ensuite reparti pour un nouveau bus de nuit, direction Tumbes à quelques kilomètres de la frontière équatorienne...

 

Rizières et traversée d'une rivière pendant le trajet
Rizières et traversée d'une rivière pendant le trajet

Rizières et traversée d'une rivière pendant le trajet

Arrivés au petit matin à Tumbes, on apprend que le prochain bus pour traverser la frontière équatorienne n'est qu'en début d'après-midi : ceux du matin sont annulés à cause du premier tour des élections présidentielles en Équateur ! Un peu fatigués, on se traîne quand même jusqu'à la place centrale de la ville. On y assiste alors à un défilé original : d'abord les militaires, puis tous les clubs de la ville paradent quelques secondes (échecs, danse, basket, théâtre, football, volley, ...). Ils se sont tous mis sur leur trente-et-un, dans leur plus beau costume ! C'est assez rigolo à voir :) 
On va également se balader le long de la rivière pour aller voir la statue El Beso, bien nommée... 

Dans le centre et les rues de Tumbes
Dans le centre et les rues de Tumbes
Dans le centre et les rues de Tumbes
Dans le centre et les rues de Tumbes
Dans le centre et les rues de Tumbes

Dans le centre et les rues de Tumbes

Défilé des basketteurs, danseuses de marinera et des militaires
Défilé des basketteurs, danseuses de marinera et des militaires
Défilé des basketteurs, danseuses de marinera et des militaires
Défilé des basketteurs, danseuses de marinera et des militaires

Défilé des basketteurs, danseuses de marinera et des militaires

Le long de la rivière à Tumbes
Le long de la rivière à Tumbes
Le long de la rivière à Tumbes
Le long de la rivière à Tumbes

Le long de la rivière à Tumbes

El Beso...
El Beso...

El Beso...

On remonte ensuite dans le bus direction Guayaquil. Le passage de la frontière est assez rapide (nos bagages ne sont même pas contrôlés !) et dans des locaux tout neufs. La nuit est déjà tombée quand on arrive. On trouve facilement un bus pour nous emmener près de l'hôtel repéré dans le Routard. La ville est très grande (c'est en fait la capitale économique de l'Equateur) et on met presque une autre heure à y arriver : autant dire qu'on est content de se coucher !! 

Le lendemain, dernière étape en bus : 2h30 pour atteindre Jipijapa. Destination pas du tout touristique : nous allons y faire un workaway (même principe que le woofing : travail contre logement et nourriture) dans une plantation de cacaoyers...

Champ de bananiers et retour de la pluie pendant le trajet !
Champ de bananiers et retour de la pluie pendant le trajet !

Champ de bananiers et retour de la pluie pendant le trajet !