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La Balsa : un passage de frontière pas comme les autres...

Pour cette traversée épique de la frontière qui sépare l'Équateur et le Pérou, réveil difficile à 5h10 après une courte nuit. Obligé de réveiller la personne qui gère l'hostal. Heureusement on l'a prévenu la veille, il ne faut donc pas longtemps pour le sortir de son lit. On se retrouve ainsi vers 6h à arrêt de bus. Celui-ci n'arrivera cependant que vers 6h30. Bonne nouvelle par contre, contrairement à ce qu'on avait lu sur le net, pour 11$ par personne, le bus va désormais jusqu'à la frontière à La Balsa ce qui nous évite un changement à Zumba et qui fait inévitablement perdre un peu de temps. 
Plus on avance vers la frontière, plus la route devient difficile. Certaines montées se font à du 7km/h de moyenne !
Pour effectuer les 155km, on mettra ainsi près de 7h40 avec deux pauses de 30 minutes à Palanda et Zumba. Sans compter les pauses, on a donc une impressionnante vitesse de croisière de 23 km/h !
La palme est quand même à attribuer aux 25km de piste entre Zumba et La Balsa qui sont parcourus en 2h soit un bon 12,5km/h de moyenne, fulgurant. Le chauffeur fait pourtant de son mieux mais vu la piste, il est difficile d'aller plus vite !
À 8km de la frontière, un poste de contrôle militaire nous arrête pour un petit contrôle des passeports et des bagages. 
Enfin arrivés au poste frontière, le tampon pour sortir de l'Équateur est vite mis. On dépense le reste de notre monnaie puis on franchit la rivière via le pont qui sert de passage entre les deux pays. Au poste de douane péruvien par contre, c'est l'heure de l'almuerzo de 14 à 16h. On en profite donc aussi pour manger et pour changer le dernier billet de 20$ qu'il nous reste. Le gars de la douane revient un peu plus tôt à son poste, probablement informé de notre présence. On reçoit notre tampon d'entrée puis on prend un colectivo vers 15h30 pour 15 soles par personne qui nous mène jusque San Ignacio en une grosse heure. Avant d'arriver à cette ville, notre colectivo se fait arrêter par la police pour un contrôle. Un des passagers transporte apparemment une trop grosse quantité de nourriture sans autorisation. Un des flics monte à bord et on est suivi par la voiture de police avec ses collègues. Le chauffeur nous dépose en ville à 3-4 blocs du terminal et les flics contrôlent nos passeports probablement pour confirmer qu'on vient bien de la frontière et que le passager a bien franchit la frontière aujourd'hui avec son chargement illégal. En compagnie d'un américain, on rejoint le terminal où on prend un minibus pour Jaén. On attend une demi-heure pour que le bus se remplisse puis on part vers 17h40. 
Le minibus nous dépose à Jaén au bord de la grand route quelques minutes avant 20h. Là, nous sommes assaillis de conducteurs de moto-taxi qui proposent​ leurs services. En compagnie de notre compagnon de route américain, on en prend un, pour 1 sol par personne, en lui demandant de nous poser près du terminal afin d'y trouver un hôtel. Au lieu de ça, il nous amène à une compagnie de colectivo qui va jusque Bagua Grande. Tellement convaincu qu'on veut y aller, nos sacs sont chargés sur la voiture sans qu'on ait le temps de donner notre avis. Comme on hésitait sur le fait de s'arrêter ou de continuer, ça règle la question. Pour 5 soles par personne, on ajoute encore une heure de trajet en plus au compteur. Notre chauffeur de moto-taxi insisté un peu pour qu'on lui fasse sa pub et qu'on mette sa photo en évidence !

En attendant notre premier bus, à 6h à VilcabambaEn attendant notre premier bus, à 6h à Vilcabamba

En attendant notre premier bus, à 6h à Vilcabamba

Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles... Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles...
Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles... Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles...
Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles... Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles...
Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles... Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles...

Sur la route de Vilcabamba à Zumba. Les séquelles des inondations et éboulements sont encore visibles...

Ptit gars tout mignon dans le bus :)

Ptit gars tout mignon dans le bus :)

Arrêt à Zumba. On est bien contents de faire le trajet dans notre bus, et non dans un transport ouvert !Arrêt à Zumba. On est bien contents de faire le trajet dans notre bus, et non dans un transport ouvert !
Arrêt à Zumba. On est bien contents de faire le trajet dans notre bus, et non dans un transport ouvert !

Arrêt à Zumba. On est bien contents de faire le trajet dans notre bus, et non dans un transport ouvert !

Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.
Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.
Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.
Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.

Sur la route de Zumba à La Balsa (frontière). Beaucoup de quartiers pauvres.

Pas grand monde dans notre beau bus durant cette portion !Pas grand monde dans notre beau bus durant cette portion !

Pas grand monde dans notre beau bus durant cette portion !

Passage de la frontière Équateur/Pérou.Dommage on arrive un peu tard pour le poste de contrôle côté péruvien !Passage de la frontière Équateur/Pérou.Dommage on arrive un peu tard pour le poste de contrôle côté péruvien !
Passage de la frontière Équateur/Pérou.Dommage on arrive un peu tard pour le poste de contrôle côté péruvien !
Passage de la frontière Équateur/Pérou.Dommage on arrive un peu tard pour le poste de contrôle côté péruvien !Passage de la frontière Équateur/Pérou.Dommage on arrive un peu tard pour le poste de contrôle côté péruvien !

Passage de la frontière Équateur/Pérou.Dommage on arrive un peu tard pour le poste de contrôle côté péruvien !

Deuxième véhicule : taxi collectif pour faire La Balsa-San Ignacio. Deuxième véhicule : taxi collectif pour faire La Balsa-San Ignacio.
Deuxième véhicule : taxi collectif pour faire La Balsa-San Ignacio.
Deuxième véhicule : taxi collectif pour faire La Balsa-San Ignacio. Deuxième véhicule : taxi collectif pour faire La Balsa-San Ignacio. Deuxième véhicule : taxi collectif pour faire La Balsa-San Ignacio.

Deuxième véhicule : taxi collectif pour faire La Balsa-San Ignacio.

Débarquement de notre troisième transport de la journée : taxi collectif de San Ignacio à Jaén

Débarquement de notre troisième transport de la journée : taxi collectif de San Ignacio à Jaén

Quatrième véhicule à Jaén : moto-taxi pour trouver un taxi collectif vers Bagua Grande
Quatrième véhicule à Jaén : moto-taxi pour trouver un taxi collectif vers Bagua GrandeQuatrième véhicule à Jaén : moto-taxi pour trouver un taxi collectif vers Bagua Grande

Quatrième véhicule à Jaén : moto-taxi pour trouver un taxi collectif vers Bagua Grande

On démarre finalement de Jaén à 20h15. Le chauffeur semble avoir un avion à prendre, il roule à tombeau ouvert tantôt à droite de la route, tantôt à gauche... Heureusement la route est bonne et pas dans le même état que du côté équatorien. On arrive, malgré tout, sain et sauf. Encore une fois, on est déposé au milieu de nulle​ part sur la grand route qui traverse la ville. Et encore une fois, une petite armée de moto-taxi nous assaille pour nous proposer leur service. Pour 3 soles, soit 1 par personne puisqu'on est toujours avec Chris, l'Américain, il nous fait traverser la ville pour nous​ amener à un hotel où nous passerons la nuit. Il s'agit de l'hostal Adria'n. Il est 21h30, cela nous aura pris 15h pour parcourir 380 km !
On se pose puis on cherche un truc à manger, mais vu l'heure et l'endroit, on ne trouve pas grand chose et on se contente d'un croque monsieur très basique près de la place puis on file se coucher.

Décors de l'hôtel Adria'nDécors de l'hôtel Adria'n

Décors de l'hôtel Adria'n

Le lendemain, réveil à 7h en vue de partir tôt. Un peu fatigués, on met un peu de temps à émerger puis on file à la recherche de pain. Faute d'en trouver avec un aspect qui met en appétit, on retourne là où on a mangé la veille pour prendre le petit déjeuner.
On repasse à l'hôtel pour prendre nos sacs puis on file au terminal qu'on nous a indiqué. Aucun bus ne part pour Chachapoyas... On se rabat donc sur les taxis et colectivo. Le premier nous propose 80 soles, beaucoup trop, le second 20 et le dernier 10. On optera pour celui-ci même si on doit attendre 45 minutes, le prochain colectivo ne part qu'à 11h. On part finalement à 11h10. Dix minutes après notre départ, on est arrêté par un barrage de police. Contrôle des papiers pour tout le monde sauf pour nous et les femmes. On croirait qu'ils cherchent quelqu'un... Encore 20 minutes plus loin, on passe un nouveau contrôle de police où un camion est contrôlé. Comme souvent en Amérique du Sud, le chauffeur met sa ceinture en passant le barrage puis l'enlève sitôt après. Et comme souvent, nous n'avons même pas la chance d'avoir une ceinture. Après un arrêt à Pedro Ruiz pour décharger et recharger le minibus tant au niveau des bagages que des gens, on se retrouve comme des sardines à 20 dans le minibus pour la dernière heure de bus. En descendant du bus, un passager égare un cuy (cochon d'Inde, nourriture typique au Pérou) qui se retrouve à nos pieds.
On arrive finalement à Chachapoyas après 3h de route, il est 14h10. Au terminal de minibus, on se renseigne pour aller à Lima. Apparemment, ça passerait par Cajamarca.
On remonte ensuite vers le centre pour poser nos affaires à l'hostal Chachapoyas backpackers. WiFi, cuisine, douche chaude mais avec un débit faible (on ne peut pas tout avoir) pour 42 soles pour 2, c'est pas mal.

Rues de Bagua Grande

Rues de Bagua Grande

Notre dernier transport pour faire Bagua Grande-Chachapoyas, ouf !

Notre dernier transport pour faire Bagua Grande-Chachapoyas, ouf !

Arrivée à Chachapoyas !

Arrivée à Chachapoyas !