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Woofing à la Capilla de Caleu

Après Talca, nous voilà en route pour la région de Santiago pour notre troisième woofing ! 

Devant l'hôtel du Ritz, nous rencontrons notre "employeur" : Alvaro, et sa mythique Renault des années 1990 ! On parle anglais ensemble : il a fait ses études de droit à Oxford et les deux autres woofers qui sont sur place ne parlent pas espagnol. Il est donc avocat à Santiago (avec une spécialité dans les droits de l'homme) mais, dès qu'il peut, il vient se ressourcer à la campagne.  On reprend la route avec lui jusqu'à la Capilla de Caleu, un petit village à 70km au nord de Santiago.
Caleu est une communauté autonome au Chili, c'est une sorte d'État dans l'État. Les habitants sont propriétaires chacun d'une ou plusieurs parcelles mais ils sont également co-propriétaires d'une partie du territoire, qu'ils gèrent ensemble. Ils possèdent notamment le Cerro Roble, une montagne de 2222m  d'altitude, avec un observatoire astrologique au sommet. Un conseil formé par des personnes bénévoles en chapeaute la gestion, avec différentes commissions (éducation, entretien des espaces communs, gestion du parc naturel appartenant à la communauté...). Des actions sont aussi menées pour rendre service à la communauté : des bus pour se rendre à la plage l'été, des cadeaux offerts aux plus jeunes et anciens... Un petit havre de paix proche de Santiago, pas toujours facile à défendre contre les investisseurs donc ! 

On fait plusieurs pauses sur le trajet pour faire le plein et acheter de quoi se nourrir quelques jours (dont du bon fromage de chèvre frais, qui a ici un goût ressemblant davantage à de la mozzarella !) : Caleu n'est pas très fournie en essence et en produits frais, il vaut mieux être prévoyant ! 

Arrivés à Caleu, on découvre les lieux. Tout d'abord, la Casona : vieille grande maison du XVIIIe siècle tenue par les propriétaires de la mine d'or d'alors. Elle tombait en ruines et était vouée à la démolition quand Alvaro l'a finalement achetée. Il a plein de projets pour cette maison : accueillir des jeunes en vacances, aménager des chambres d'hôtes, créer un petit musée... Mais pour l'instant, elle reste en mauvais état et peut difficilement accueillir des personnes : il faut sinon apprécier le rustique et il n'y a pas de salle de bain. Nous avons dormi une dizaine de jours à la Casona et nous avons donc pu expérimenter cela : un nettoyage complet de la cuisine, la chasse aux insectes avant de dormir (surtout des perce-oreilles et araignées, mais une fois aussi un beau scorpion !), la mélodie des bruits de souris ou rats courant au plafond et dans les murs, la traversée de la place du village pour aller aux toilettes publiques. 
Pour la douche, c'est direction l'autre propriété d'Alvaro à Caleu, à 800m en grimpant. Celle-ci est beaucoup plus cosy, même si les autres woofers ont aussi dû bien la récurer à leur arrivée. Nous rencontrons donc Annie (23 ans, des États-Unis) et Reid (25 ans, de Nouvelle-Zélande), un autre couple de woofers, avec qui nous allons passer un peu de temps. 

La Casona, notre chambre, la cuisine et la salle de bain en construction !
La Casona, notre chambre, la cuisine et la salle de bain en construction !
La Casona, notre chambre, la cuisine et la salle de bain en construction !
La Casona, notre chambre, la cuisine et la salle de bain en construction !

La Casona, notre chambre, la cuisine et la salle de bain en construction !

Le jardin de la Casona, les chevaux viennent manger avec nous...
Le jardin de la Casona, les chevaux viennent manger avec nous...

Le jardin de la Casona, les chevaux viennent manger avec nous...

Álvaro Garde plein d'objets anciens pour faire un jour un musée
Álvaro Garde plein d'objets anciens pour faire un jour un musée

Álvaro Garde plein d'objets anciens pour faire un jour un musée

L'autre propriété d'Alvaro, avec salle de bain (!), cuisine et superbe vue
L'autre propriété d'Alvaro, avec salle de bain (!), cuisine et superbe vue
L'autre propriété d'Alvaro, avec salle de bain (!), cuisine et superbe vue
L'autre propriété d'Alvaro, avec salle de bain (!), cuisine et superbe vue

L'autre propriété d'Alvaro, avec salle de bain (!), cuisine et superbe vue

De grands jardins, avec beaucoup de plantes. Les petits cactus sont appelés au Chili "sièges de belle-mère" !

De grands jardins, avec beaucoup de plantes. Les petits cactus sont appelés au Chili "sièges de belle-mère" !

Beaucoup de colibris
Beaucoup de colibris

Beaucoup de colibris

Belles couleurs au coucher du soleil depuis la maison
Belles couleurs au coucher du soleil depuis la maison
Belles couleurs au coucher du soleil depuis la maison

Belles couleurs au coucher du soleil depuis la maison

Avec les maisons, Alvaro possède de grands terrains. En grand amateur de vin, il a décidé de faire pousser une vigne sur l'un d'entre eux pour produire du Malbec et du Sauvignon blanc. Il avait déjà essayé il y a trois ans, mais une maladie avait détruit toute la vigne naissante. Pas abattu, il a donc recommencé sur un autre terrain et c'est notre travail de nous en occuper pour les deux semaines à venir. Sous un grand soleil, on passera donc beaucoup de temps à arracher les mauvaises herbes pour laisser les vignes grandir tranquillement. Le travail est bien physique avec la chaleur et les mauvaises herbes sont très grandes, certaines nous dépassent ! 
Heureusement, on prend régulièrement des pauses à l'ombre pour discuter avec Nelson, un employé d'Alvaro. Il est très sympa, bavard et blagueur : c'est vraiment un régal de l'avoir à nos côtés ! En plus, notre espagnol progresse bien grâce à lui (même s'il avouera que, pour nous, il parle plus lentement et avec du vocabulaire simple !). On arrive vraiment à tenir une conversation sur des sujets variés : éducation, politique, danses et musiques chiliennes, histoire de Caleu... Il nous dégote aussi de temps en temps un travail à faire à l'ombre, comme l'aménagement de deux chemins pour faciliter l'accès à une source du terrain. Alvaro aimerait en effet s'en servir pour arroser sa vigne. Une matinée, il nous a également embauchés dans son salon de coiffure pour chevaux ! La tradition dans la région est le rodéo et il est de coutume de couper très court la crinière des chevaux. Il a notamment eu besoin d'aide pour les poulains qui se laissent moins faire que leurs mamans ! Un des poulains (Reflejo car il ressemble énormément à grand-mère) n'avait qu'une semaine et c'était la première fois qu'on lui passait une corde au cou... il n'a pas trop aimé ! 

​​

Travail dans la vigne et pauses régulières à l'ombre...
Travail dans la vigne et pauses régulières à l'ombre...
Travail dans la vigne et pauses régulières à l'ombre...

Travail dans la vigne et pauses régulières à l'ombre...

Petites bébêtes rencontrées en travaillant !
Petites bébêtes rencontrées en travaillant !
Petites bébêtes rencontrées en travaillant !

Petites bébêtes rencontrées en travaillant !

On défriche petit à petit...
On défriche petit à petit...

On défriche petit à petit...

Nelson aussi travaille ! Et il amène parfois un de ses chiens, mimi celui-là !
Nelson aussi travaille ! Et il amène parfois un de ses chiens, mimi celui-là !

Nelson aussi travaille ! Et il amène parfois un de ses chiens, mimi celui-là !

Reflejo n'aime pas trop se faire passer la corde au cou... mais Nelson a l'habitude ! Pour la coupe, c'est quand même plus prudent d'être à deux !
Reflejo n'aime pas trop se faire passer la corde au cou... mais Nelson a l'habitude ! Pour la coupe, c'est quand même plus prudent d'être à deux !

Reflejo n'aime pas trop se faire passer la corde au cou... mais Nelson a l'habitude ! Pour la coupe, c'est quand même plus prudent d'être à deux !

Autre tâche quotidienne : faire son pain. Le dernier est un peu mieux réussi que le premier...
Autre tâche quotidienne : faire son pain. Le dernier est un peu mieux réussi que le premier...

Autre tâche quotidienne : faire son pain. Le dernier est un peu mieux réussi que le premier...

C'est aussi à Caleu que nous passons les fêtes de fin d'année. Pour le repas du 24, on passe au village voisin de Tiltil (30 minutes de route) pour acheter de quoi se faire un bon repas. On en profite aussi pour téléphoner aux familles grâce au wifi de la place publique : à Caleu, pas de connexion possible !
Alvaro n'est pas trop dans l'esprit Noël : le soir, à table, il sortira "Merci Annie d'avoir bientôt ton anniversaire [le 27], qui nous donne l'occasion de partager ce bon repas" ! Mais Annie et Reid tiennent aussi à préparer quelque chose d'un peu spécial - et Annie aime beaucoup cuisiner ! Cela arrange bien Alvaro qui nous propose pour chaque repas ensemble : "vous vous occupez de la cuisine et moi du vin" !
Le soir, on déguste donc un bon poulet aux pommes de terre et légumes et en dessert, un carrot cake bien délicieux ! 
Le jour du 25 décembre, on se lève à 6h45 (un record sûrement pour le jour de Noël !) pour aller faire la balade jusqu'au Cerro Roble avec Annie et Reid. Il vaut mieux partir tôt pour éviter la chaleur de l'après-midi. La rando est sympa, mais finalement c'est un jour de brouillard. Cela donne de jolies couleurs aux montagnes, mais on ne peut pas distinguer l'Aconcagua (plus haut sommet d'Amérique du Sud, culminant à 6969m) comme d'ordinaire. De l'autre côté, on a en revanche une belle vue sur le littoral et on aperçoit facilement Valparaiso, grande ville côtière du pays. Arrivés au sommet, c'est presque la tempête, on s'emmitoufle bien, on déguste une part de carrot cake, on fait le tour de l'observatoire et quelques photos. On se dit que le Noël européen a voulu se rappeler à nous avec ce temps ! 

Pour le nouvel an, on reste un peu incertains. Annie et Reid sont partis quelques jours à Pichilemu, et Alvaro reste sur Santiago pour travailler. On hésite entre rester tous les deux à Caleu ou passer le réveillon à Santiago (mais sans internet, difficile de réserver un logement). Finalement, Nelson nous propose de le passer avec lui et sa famille à Caleu. Très touchés de la proposition, on accepte avec grand plaisir ! Le 31 au soir, on se retrouve donc au milieu de : sa femme (Miriam) et une de ses filles (Estrella), ses parents, ses deux frères, une de ses deux sœurs, ses neveux et nièces. Ils sont tous très gentils, on est bien accueillis. On discute notamment avec sa sœur aînée et ses parents (aïe pas facile à comprendre le papa !). La table est grande et bien fournie en nourriture et boissons. Impossible de mourir de faim ou de soif ! La viande notamment ne manque pas : le barbecue a fonctionné toute la soirée... Un peu avant minuit, chacun son tour souhaite ses envies et ses vœux à la tablée pour la nouvelle année. On passe ensuite devant la télé pour le décompte et à minuit, tout le monde se prend dans les bras (se fait un "abrazo") et s'embrasse. On boit encore un petit verre avec une glace dedans. Peu à peu, la fatigue arrive, on range la table et retour à la maison ! 
On a donc été bien entourés pour Noël et le Nouvel An, malgré la pointe nostalgique de l'atmosphère familiale et des amis... On a bien pensé à vous !  

Les courses du 24 décembre

Les courses du 24 décembre

 Le carrot cake de Noël !

Le carrot cake de Noël !

En montant ou en descendant du  Cerro Roble
En montant ou en descendant du  Cerro Roble
En montant ou en descendant du  Cerro Roble
En montant ou en descendant du  Cerro Roble
En montant ou en descendant du  Cerro Roble
En montant ou en descendant du  Cerro Roble

En montant ou en descendant du Cerro Roble

Belles fleurs et plantes durant la balade + faune
Belles fleurs et plantes durant la balade + faune
Belles fleurs et plantes durant la balade + faune
Belles fleurs et plantes durant la balade + faune
Belles fleurs et plantes durant la balade + faune
Belles fleurs et plantes durant la balade + faune
Belles fleurs et plantes durant la balade + faune
Belles fleurs et plantes durant la balade + faune
Belles fleurs et plantes durant la balade + faune

Belles fleurs et plantes durant la balade + faune

Vues sur la vallée et ses montagnes
Vues sur la vallée et ses montagnes
Vues sur la vallée et ses montagnes
Vues sur la vallée et ses montagnes
Vues sur la vallée et ses montagnes

Vues sur la vallée et ses montagnes

La vue au sommet, un peu cachée par le brouillard. Malgré le froid, on s'arrête quand même manger un bout de gâteau !
La vue au sommet, un peu cachée par le brouillard. Malgré le froid, on s'arrête quand même manger un bout de gâteau !
La vue au sommet, un peu cachée par le brouillard. Malgré le froid, on s'arrête quand même manger un bout de gâteau !
La vue au sommet, un peu cachée par le brouillard. Malgré le froid, on s'arrête quand même manger un bout de gâteau !

La vue au sommet, un peu cachée par le brouillard. Malgré le froid, on s'arrête quand même manger un bout de gâteau !

Nelson avec sa femme et sa fille + la grande tablée du nouvel an
Nelson avec sa femme et sa fille + la grande tablée du nouvel an

Nelson avec sa femme et sa fille + la grande tablée du nouvel an

Une autre soirée sympa était le barbecue organisé pour fêter la naissance des deux poulains (1 mois et 1 semaine). C'est aussi l'avant-dernier jour d'Annie et Reid à Caleu. Alvaro avait invité pour cela Nelson, son frère et son beau-père, Jaime. Ce dernier parle très bien français et était ravi de discuter avec nous ! En plus, il adore l'histoire... ! 
Nelson et son frère ont amené les chevaux pour l'apéro. Celui qui a un mois voulait tellement goûter le vin que nous l'avons baptisé "Curioso", Nelson a bien aimé ce prénom ! 
La soirée s'est poursuivie de façon très agréable, parlant français, anglais et espagnol, et les étoiles couvrant petit à petit notre vue sur les montagnes... 

Reflejo et sa maman, Curioso et sa maman
Reflejo et sa maman, Curioso et sa maman
Reflejo et sa maman, Curioso et sa maman
Reflejo et sa maman, Curioso et sa maman

Reflejo et sa maman, Curioso et sa maman

Poses avec le nouveau-né Reflejo !
Poses avec le nouveau-né Reflejo !
Poses avec le nouveau-né Reflejo !

Poses avec le nouveau-né Reflejo !

Lui c'est Curioso, apparemment amateur de vin...

Lui c'est Curioso, apparemment amateur de vin...

Nico, Alvaro, Nelson, Annie, Reid, Jaime

Nico, Alvaro, Nelson, Annie, Reid, Jaime

Fin de soirée...

Fin de soirée...

Le dernier jour, Alvaro est arrivé de Santiago avec un de ses amis anglais, Jean-Charles, professeur à l'Université d'Oxford (!). Nous mangeons avec lui au seul resto de Caleu, tenu par un Belge ! Alvaro a dû retourné chercher son ordinateur oublié à Santiago... Jean-Charles est très sympathique, parle français et a beaucoup voyagé. Nous mangeons des humitas (à base de maïs), accompagnées de vin (du Carmenere, cépage qui n'existe presque qu'au Chili) : Jean-Charles est aussi accro au vin qu'Alvaro ! Dans l'après-midi, ils vont faire du cheval, pendant que nous préparons le dîner (eux  s'occupent du vin évidemment !). Un dernier bon petit repas donc avant de quitter Caleu... 

Au resto avec Jean-Charles !
Au resto avec Jean-Charles !

Au resto avec Jean-Charles !

Le lendemain matin, le 9 janvier, Alvaro va déposer Jean-Charles à l'aéroport de Santiago puis travailler, et il nous dépose en même temps dans le centre de Santiago. Chao donc la belle campagne, un énorme merci à Nelson, et nous voilà dans la capitale ! 

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Altos de Lircay

Avant de quitter Talca et de remonter plus au nord, nous prenons la route pour un autre parc : Altos de Lircay. 
Le parc se situe à deux heures de bus à l'est de Talca. N'ayant pas envie de rater le petit déjeuner à l'hôtel et de se lever très matinalement, nous ne prendons pas le bus de 7h15 mais plutôt celui de midi.

Nous arrivons donc en milieu d'après-midi à l'entrée du parc. De là, nous parcourons 2km avant d'arriver à un premier poste de la CONAF. Comme il n'est pas autorisé de faire du feu, le garde vérifie que nous avons bien un réchaud à gaz pour la cuisine et nous laisse poursuivre notre chemin. Après 200m, nous arrivons au bureau d'enregistrement où nous nous inscrivons et payons l'entrée du parc et la nuit de camping. Nous filons ensuite nous installer au camping principal situé encore 800m plus loin, soit près de 3km après l'arrêt du bus.
Dans le camping de 30 emplacements,  il n'y a pas foule. Seul un couple d'allemands avec leur gamin sont également là. Durant l'installation de la tente, on voit passer un renard à quelques mètres de nous. Il est vraisemblablement habitué aux touristes et espère sans doute pouvoir profiter de notre présence pour grappiller un peu de nourriture. Pas de chance pour lui, la CONAF interdit de nourrir les animaux. On le recroisera une nouvelle fois un peu plus tard dans la journée. 
On profite d'un petit sentier qui démarre du camping et qui mène à un chouette point de vue sur la vallée jusque Talca. Nous irons également y voir le coucher de soleil en fin de journée.  

La balade du lendemain s'annonce longue. La personne qui s'occupe des inscriptions nous avait indiqué 10h de marche auquel il faut rajouter un peu de temps pour replier la tente et parcourir les 3km jusqu'à l'entrée du parc et l'arrêt de bus. Il faut noter que le dernier bus part à 17h10, il est donc important de garder une marge de manoeuvre et de partir tôt.

Le soir de notre arrivée,  on croise un renard à quelques mètres de notre tente, Marine tente de se transformer en arbre et on observe un beau coucher de soleil à quelques centaines de mètres du camping
Le soir de notre arrivée,  on croise un renard à quelques mètres de notre tente, Marine tente de se transformer en arbre et on observe un beau coucher de soleil à quelques centaines de mètres du camping Le soir de notre arrivée,  on croise un renard à quelques mètres de notre tente, Marine tente de se transformer en arbre et on observe un beau coucher de soleil à quelques centaines de mètres du camping

Le soir de notre arrivée, on croise un renard à quelques mètres de notre tente, Marine tente de se transformer en arbre et on observe un beau coucher de soleil à quelques centaines de mètres du camping

Nous mettons donc le réveil à 5h30 dans l'idée de partir à 6h. Au réveil, le soleil se lève malheureusement plus tard que ce à quoi on était habitués dans le sud. Afin d'éviter de marcher de nuit,  nous décidons d'attendre un peu et partons finalement à 7h !
Nous pressons le pas dès le départ afin de s'assurer d'être dans les temps. La première heure de marche est parcourue en 40 minutes au lieu d'une heure. La seconde partie nous fait gagner davantage de temps puisqu'au total on marche 1h30 sur les 2h30 annoncées. On tient un bon rythme ! On fait une brève pause au point 6 qui est l'autre endroit de camping dans le parc puis on entame la grosse partie montante de la journée. On continue d'avancer à pas soutenus et on gagne une heure sur les deux prévues.
La vue au sommet de l'Enladrillado est superbe avec en arrière plan, deux volcans dont l'impressionnant volcan Decabezado ("décapité" en espagnol). Selon certaines théories, l'Enladrillado serait une piste d'atterrissage pour les ovnis, on n'en a malheureusement pas vu passer. :-/
A défaut d'ovnis, nous avons le plaisir de voir une faune et flore très diversifiée.

C'est parti pour 30km !

C'est parti pour 30km !

Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !
Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !

Dans ce parc peu fréquenté, la flore est pleine de couleurs !

La faune est également riche et outre le renard et les nombreux oiseaux, on y croise aussi de nombreux lézards en particulier sur la seconde moitié du parcours.
La faune est également riche et outre le renard et les nombreux oiseaux, on y croise aussi de nombreux lézards en particulier sur la seconde moitié du parcours. La faune est également riche et outre le renard et les nombreux oiseaux, on y croise aussi de nombreux lézards en particulier sur la seconde moitié du parcours.
La faune est également riche et outre le renard et les nombreux oiseaux, on y croise aussi de nombreux lézards en particulier sur la seconde moitié du parcours. La faune est également riche et outre le renard et les nombreux oiseaux, on y croise aussi de nombreux lézards en particulier sur la seconde moitié du parcours.
La faune est également riche et outre le renard et les nombreux oiseaux, on y croise aussi de nombreux lézards en particulier sur la seconde moitié du parcours. La faune est également riche et outre le renard et les nombreux oiseaux, on y croise aussi de nombreux lézards en particulier sur la seconde moitié du parcours.

La faune est également riche et outre le renard et les nombreux oiseaux, on y croise aussi de nombreux lézards en particulier sur la seconde moitié du parcours.

Vues en montant vers l'Enladrillado !
Vues en montant vers l'Enladrillado !Vues en montant vers l'Enladrillado !
Vues en montant vers l'Enladrillado !Vues en montant vers l'Enladrillado !

Vues en montant vers l'Enladrillado !

Vues au sommet de la piste d'atterrissage pour les ovnis !
Vues au sommet de la piste d'atterrissage pour les ovnis !Vues au sommet de la piste d'atterrissage pour les ovnis !
Vues au sommet de la piste d'atterrissage pour les ovnis !Vues au sommet de la piste d'atterrissage pour les ovnis !
Vues au sommet de la piste d'atterrissage pour les ovnis !Vues au sommet de la piste d'atterrissage pour les ovnis !

Vues au sommet de la piste d'atterrissage pour les ovnis !

Matmütt un peu triste de ne pas avoir croisé ET...

Matmütt un peu triste de ne pas avoir croisé ET...

Il nous reste encore pas mal de chemin à parcourir et après une courte pause, nous repartons en direction de la Laguna Alta. Le paysage jusque là est composé essentiellement de roches de différentes couleurs et de quelques jolies fleurs. Le trajet vers la Laguna nous prend pas loin de 2h sur un terrain relativement plat à l'exception du dernier km qui descend fortement jusqu'à ce lac encaissé. 
Nous ne sommes malheureusement pas seuls au bord du lac malgré notre départ matinal et le peu de monde dans ce parc. Et pour cause, comme à l'Enladrillado, on trouve 2 personnes qui ont planté leur tente alors que c'est pourtant interdit de camper en dehors des 2 zones que nous ont indiqué les gardes.
Soit, nous profitons de la vue magnifique et de cette pause bien méritée. 
A ce stade, il nous reste encore 1 km de montée,  5 de descente et 3 sur un terrain vallonné avant d'arriver au camping. La descente est longue et ensoleillé,  on y croise des lézards et d'autres insectes et animaux non identifiés.
Vu notre bon rythme de marche, on se prend à rêver de pouvoir prendre le bus de 15h50 alors qu'au matin, au vu de ce qu'on nous avait indiqué, on craignait de rater celui de 17h10.
Les km s'accumulent et la fatigue aussi.  On arrive au camping vers 14h50, le timing est serré,  on replie la tente en vitesse sans vraiment faire de pause et on repart pour les 3 derniers km heureusement en descente. Il ne nous faudra qu'une demi heure pour arriver au bus, ça tombe bien, on a pas davantage de temps, il est 15h49 quand on monte dans le bus ! Ouf, on a réussi.

Laguna alta, notre deuxième objectif de la journée !
Laguna alta, notre deuxième objectif de la journée ! Laguna alta, notre deuxième objectif de la journée ! Laguna alta, notre deuxième objectif de la journée !

Laguna alta, notre deuxième objectif de la journée !

Superbe vue lors de la descente !
Superbe vue lors de la descente !

Superbe vue lors de la descente !

Retour à Talca, 2h plus tard, il reste 3km pour rejoindre l'hôtel et en finir avec les 30km de la journée.  On traîne un peu le pas mais on a le temps maintenant !

Cette balade était superbe, ce parc est à voir et étonnamment pas très touristique.  Talca et ses environs n'est définitivement pas un lieu à touristes et cela contribue au charme de l'endroit.
On vous recommande le coin mais comme vous avez pu le constater dans cet article,  il est mieux de venir avec votre propre véhicule si vous ne voulez pas être pressé par le temps. 

Récompense après l'effort ;)
Récompense après l'effort ;)

Récompense après l'effort ;)

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Talca : sur les traces du padre...

C'est maintenant parti pour Talca sur les traces de Guy Lebret (appelé localement Guido), le frère de la mamie de Marine. Arrivé pour la première fois au Chili en 1950 à 24 ans, il a vécu une bonne partie de sa vie à Talca. Il y est décédé dans un accident (collision de sa voiture avec un train sur un passage à niveau) le 12 juillet 2000. Connu dans la ville comme le "curé du peuple", il s'était en effet donné comme mission d'aider les plus pauvres et marginaux. Il a créé en 1959 deux foyers pour accueillir des prostituées dans le but de les aider à sortir de leur situation et à se former à un travail. Il était également très présent à l'hôpital de Talca pour soutenir les malades. 
Le bus nous dépose donc le 17 décembre à l'extrémité de la ville de Talca, dans une station service. Nous sommes les seuls à descendre, le fait que Talca ne soit pas une ville touristique se confirme... 
Nous n'avons d'ailleurs pas trouvé d'indications d'auberge de jeunesse ni dans le lonely planet, ni sur Internet. Nous aurons donc cette fois le droit à un vrai hôtel, avec chambre double et salle de bain privée, le luxe ! Évidemment, il est de l'autre côté de la ville, donc, au travers d'une petite heure de marche, nous découvrons Talca d'est en ouest depuis le bus jusqu'à l'hôtel. Nous traversons notamment les étals de marché le long de la route, les stands d'emballage de cadeaux de Noël à la sortie de chaque magasin, la place centrale où de nombreux bâtiments ont été détruits par le tremblement de terre de 2010. La vie grouille de partout, on se sent un peu encombrants avec nos gros sacs à dos, mais cela nous fait vraiment plaisir de sentir cette ambiance moins axée sur l'accueil touristique.

Bâtiments détruits par le tremblement de terre de 2010
Bâtiments détruits par le tremblement de terre de 2010

Bâtiments détruits par le tremblement de terre de 2010

Nous avons trouvé sur facebook un groupe s'appelant "Corporación El Despertar" du nom du foyer fondé par Guy et nous avons pris contact avec l'administrateur. Jorge Luis Avila nous a très rapidement répondu et, en attendant de se rencontrer, nous parcourons la ville de Talca. 
On en découvre les différentes curiosités : la rue en diagonale (alors que les villes chiliennes sont construites selon un plan quadrillé), l'Alameda O'Higgins (large et longue allée parsemée de statues, de bancs colorés et d'un marché), le marché aux fruits et légumes, la place d'Italie et sa statue de la louve avec Romulus et Remus, le bâtiment dans lequel O'Higgins a signé l'indépendance du Chili, différentes places et ruelles... Il fait bien chaud et on apprécie donc principalement les endroits ombragés ! 
On découvre aussi la fameuse "Avenida Padre Guido Lebret" inaugurée en 2013 !! Séance photo obligée :)
Le soir, on assiste à un spectacle de rue : "Alas de Fuego" (ailes de feu). Autour d'une histoire entre le bien et le mal, des danseurs aux costumes et maquillages bien travaillés parcourent une allée de la ville. Le spectacle en lui-même n'est pas sensationnel, mais se retrouver dans la foule avec une ambiance très familiale est vraiment chouette. 

La Plaza de Armas de Talca, avec des arbres offrant une ombre bien appréciable !
La Plaza de Armas de Talca, avec des arbres offrant une ombre bien appréciable !
La Plaza de Armas de Talca, avec des arbres offrant une ombre bien appréciable !

La Plaza de Armas de Talca, avec des arbres offrant une ombre bien appréciable !

Une crèche géante, les arbres colorés et la cathédrale viennent embellir la place.
Une crèche géante, les arbres colorés et la cathédrale viennent embellir la place.
Une crèche géante, les arbres colorés et la cathédrale viennent embellir la place.

Une crèche géante, les arbres colorés et la cathédrale viennent embellir la place.

La Plaza de Armas de nuit, avec les décorations de Noël !

La Plaza de Armas de nuit, avec les décorations de Noël !

Le bâtiment dans lequel a été signée l'indépendance du Chili et la statue de Bernard O'Higgins, signant cette indépendance
Le bâtiment dans lequel a été signée l'indépendance du Chili et la statue de Bernard O'Higgins, signant cette indépendance

Le bâtiment dans lequel a été signée l'indépendance du Chili et la statue de Bernard O'Higgins, signant cette indépendance

L'avenue en diagonale, avec un passage piétonnier au milieu

L'avenue en diagonale, avec un passage piétonnier au milieu

Les bancs colorés de Talca dans l'Alameda, évoquant pour certains des particularités de la ville (la tradition vinicole ou la compagnie de bus appelée "Talca-Paris-Londres" par exemple)
Les bancs colorés de Talca dans l'Alameda, évoquant pour certains des particularités de la ville (la tradition vinicole ou la compagnie de bus appelée "Talca-Paris-Londres" par exemple)
Les bancs colorés de Talca dans l'Alameda, évoquant pour certains des particularités de la ville (la tradition vinicole ou la compagnie de bus appelée "Talca-Paris-Londres" par exemple)
Les bancs colorés de Talca dans l'Alameda, évoquant pour certains des particularités de la ville (la tradition vinicole ou la compagnie de bus appelée "Talca-Paris-Londres" par exemple)
Les bancs colorés de Talca dans l'Alameda, évoquant pour certains des particularités de la ville (la tradition vinicole ou la compagnie de bus appelée "Talca-Paris-Londres" par exemple)

Les bancs colorés de Talca dans l'Alameda, évoquant pour certains des particularités de la ville (la tradition vinicole ou la compagnie de bus appelée "Talca-Paris-Londres" par exemple)

De nombreuses statues dans la ville, représentant ici la terre-mère et la louve nourrissant Remus et Romulus
De nombreuses statues dans la ville, représentant ici la terre-mère et la louve nourrissant Remus et Romulus

De nombreuses statues dans la ville, représentant ici la terre-mère et la louve nourrissant Remus et Romulus

La fameuse Avenida Padre Guido Lebret !
La fameuse Avenida Padre Guido Lebret !
La fameuse Avenida Padre Guido Lebret !
La fameuse Avenida Padre Guido Lebret !

La fameuse Avenida Padre Guido Lebret !

Le spectacle du soir, Alas de Fuego, avec un duel entre l'ange et le démon
Le spectacle du soir, Alas de Fuego, avec un duel entre l'ange et le démon
Le spectacle du soir, Alas de Fuego, avec un duel entre l'ange et le démon

Le spectacle du soir, Alas de Fuego, avec un duel entre l'ange et le démon

Talca fait aussi partie de la vallée de Maule qui est une région hautement productrice de vin et responsable de la majeure partie de l'exportation du vin chilien. Le lendemain, on décide donc de visiter le domaine Balduzzi. On a le droit à une petite visite : l'ancienne cave et les anciens outils, l'usine d'embouteillage et la façade de la maison coloniale (les propriétaires sont là depuis quatre générations). On termine par une dégustation de quatre vins, deux blancs et deux rouges. C'est bon, mais quatre verres au milieu d'un après-midi de grosse chaleur n'était peut-être pas la meilleure idée... 

L'entrée du vignoble Balduzzi avec ses vignes devant et derrière
L'entrée du vignoble Balduzzi avec ses vignes devant et derrière
L'entrée du vignoble Balduzzi avec ses vignes devant et derrière

L'entrée du vignoble Balduzzi avec ses vignes devant et derrière

La maison coloniale où habitent les propriétaires, entourée d'un beau bois avec plein d'espèces différentes
La maison coloniale où habitent les propriétaires, entourée d'un beau bois avec plein d'espèces différentes
La maison coloniale où habitent les propriétaires, entourée d'un beau bois avec plein d'espèces différentes
La maison coloniale où habitent les propriétaires, entourée d'un beau bois avec plein d'espèces différentes

La maison coloniale où habitent les propriétaires, entourée d'un beau bois avec plein d'espèces différentes

Outils et cuve utilisés autrefois et l'ancienne cave à vins
Outils et cuve utilisés autrefois et l'ancienne cave à vins
Outils et cuve utilisés autrefois et l'ancienne cave à vins

Outils et cuve utilisés autrefois et l'ancienne cave à vins

Ils stockent chaque année quelques bouteilles de leur production, ça leur fait une sacrée collection !

Ils stockent chaque année quelques bouteilles de leur production, ça leur fait une sacrée collection !

Les géantes cuves actuelles, achetées grâce aux indemnités reçues des assurances à la suite du tremblement de terre

Les géantes cuves actuelles, achetées grâce aux indemnités reçues des assurances à la suite du tremblement de terre

La mise en bouteille, le vin Balduzzi est exporté jusqu'en Chine !
La mise en bouteille, le vin Balduzzi est exporté jusqu'en Chine !

La mise en bouteille, le vin Balduzzi est exporté jusqu'en Chine !

L'actuelle cave à vin, avec des tonneaux en bois importé de France ! Et des décorations appropriées au mur :)
L'actuelle cave à vin, avec des tonneaux en bois importé de France ! Et des décorations appropriées au mur :)
L'actuelle cave à vin, avec des tonneaux en bois importé de France ! Et des décorations appropriées au mur :)

L'actuelle cave à vin, avec des tonneaux en bois importé de France ! Et des décorations appropriées au mur :)

Matmütt, dans l'actuelle cave à vins, a semble-t-il un peu trop bu !
Matmütt, dans l'actuelle cave à vins, a semble-t-il un peu trop bu !
Matmütt, dans l'actuelle cave à vins, a semble-t-il un peu trop bu !

Matmütt, dans l'actuelle cave à vins, a semble-t-il un peu trop bu !

Le lendemain, ça y est on a rdv à la police d'investigation du Chili (PDI) : les trois personnes les plus investies pour l'association de Guy y travaillent ! Ils ne l'ont pas connu personnellement mais veulent perpétuer la mémoire de Guy. Ils nous emmènent d'abord à un des deux foyers, celui qui fonctionne toujours. On y rencontre Nora qui travaillait déjà avec Guy. Elle nous fait visiter les lieux : la cuisine, les dortoirs des filles, le bâtiment où dormait Guy, le jardin... Aujourd'hui, tout a un peu changé : désormais Nora accueille des jeunes filles de la campagne qui veulent faire des études en ville et elles ne sont que quatre. L'association manque de moyens de financement depuis la mort de Guy, qui travaillait pour faire vivre le foyer. Beaucoup de pièces du foyer tombent aussi en ruines à cause de cela. Nora est très gentille, nous parle de souvenirs avec émotion et nous montre quelques photos. 
Nous nous dirigeons ensuite vers le second foyer, qui lui ne fonctionne plus. Il reste juste une photo de Guy dans la grande pièce. Dernière étape : le sud de la ville sur le lieu de l'accident. On y a construit une sorte de sanctuaire populaire. Une colonne a en effet été érigée où les gens viennent régulièrement remercier Guy avec une plaque, comme il est commun de le faire pour les saints. Il est aussi rendu hommage à Eduardo Espíndola, le petit garçon tué en même temps dans l'accident, alors que Guy l'emmenait à l'école. Ce ne sont pas spécialement les membres de l'association qui s'en occupent, mais le lieu est entretenu par diverses personnes. Une messe de commémoration y est célébrée tous les ans. 

Bâtiment dans lequel Guy venait dormir (quand ce n'était pas dans son camion !) et la cuisine communautaire
Bâtiment dans lequel Guy venait dormir (quand ce n'était pas dans son camion !) et la cuisine communautaire

Bâtiment dans lequel Guy venait dormir (quand ce n'était pas dans son camion !) et la cuisine communautaire

Une salle entrepose des souvenirs exposés lors de commémorations, comme la prière dite lors des funérailles de Guy
Une salle entrepose des souvenirs exposés lors de commémorations, comme la prière dite lors des funérailles de Guy

Une salle entrepose des souvenirs exposés lors de commémorations, comme la prière dite lors des funérailles de Guy

Sa fleur préférée

Sa fleur préférée

Entourés de Nora et des trois personnes du PDI
Entourés de Nora et des trois personnes du PDI

Entourés de Nora et des trois personnes du PDI

L'autre foyer aujourd'hui reconverti en salle de sport, avec un portrait de Guy
L'autre foyer aujourd'hui reconverti en salle de sport, avec un portrait de Guy
L'autre foyer aujourd'hui reconverti en salle de sport, avec un portrait de Guy

L'autre foyer aujourd'hui reconverti en salle de sport, avec un portrait de Guy

Le sanctuaire dédié à Guy, près du lieu de l'accident
Le sanctuaire dédié à Guy, près du lieu de l'accident

Le sanctuaire dédié à Guy, près du lieu de l'accident

Le monument sur lequel les gens viennent régulièrement coller des plaques de remerciement, et autres attentions à Guy et Eduardo
Le monument sur lequel les gens viennent régulièrement coller des plaques de remerciement, et autres attentions à Guy et Eduardo
Le monument sur lequel les gens viennent régulièrement coller des plaques de remerciement, et autres attentions à Guy et Eduardo

Le monument sur lequel les gens viennent régulièrement coller des plaques de remerciement, et autres attentions à Guy et Eduardo

On remercie grandement les trois policiers qui doivent retourner à leur travail et nous poursuivons seuls notre pèlerinage. On se rend au cimetière de la ville où Guy est enterré dans un carré religieux. Devant, une plaque rappelle son œuvre.
On se dirige ensuite vers la pâtisserie d'Helena, contact donné par les trois policiers. Elle a beaucoup travaillé avec Guy, mais n'a pas souhaité continuer après sa mort. Elle nous accueille très gentiment (on a même le droit à une part d'une succulente pâtisserie !) et nous raconte aussi quelques souvenirs avec Guy. C'est touchant. 
La journée a été bien chargée en émotions. C'est émouvant de voir à quel point il a marqué les gens qui l'ont rencontré et ont vécu avec lui et comment son souvenir reste prégnant.
On termine la journée dans un bon petit resto conseillé par les personnes rencontrées. Au menu poulet marisco pour Nico et poisson pour Marine. Ambiance conviviale, un peu cantine ! 

Au cimetière, un hommage à Guy devant sa tombe
Au cimetière, un hommage à Guy devant sa tombe
Au cimetière, un hommage à Guy devant sa tombe

Au cimetière, un hommage à Guy devant sa tombe

Avec Helena

Avec Helena

La vieja cocina !

La vieja cocina !

Il nous reste une visite à faire autour de Talca : demain, c'est direction le beau parc Altos de Lircay - article à suivre !

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Balade au parc Huerquehue près de Pucón

Comme on nous a demandé de partir de l'hôtel Okori où nous sommes en woofing,  on se décide à profiter une dernière fois de la région de Pucón avant de mettre les voiles. 
Notre choix se porte sur le parc Huerquehue où nous irons faire le sommet Cerro San Sebastián (1905m d'altitude). Le panorama là-haut est superbe, nous devrions y voir divers volcans et les beaux lacs des environs. 
Le prix des bus pour Talca étant moins cher le samedi 17 décembre, nous irons donc au parc le vendredi,  soit 2 jours après l'ascension du volcan. On sent que le volcan nous a un peu fatigué mais c'est pas grave, on aura le temps, le lendemain, dans le bus en direction de Talca pour se reposer les jambes étant donné les 8 bonnes heures de trajet. 

Faune et flore très riche dans ce parcFaune et flore très riche dans ce parc
Faune et flore très riche dans ce parcFaune et flore très riche dans ce parcFaune et flore très riche dans ce parc

Faune et flore très riche dans ce parc

Nous partons de bonne heure en compagnie d'un couple de hollandais et d'une américaine qui logent à Okori. Le bus démarre du centre de Pucón à 8h30 mais nous le prendrons directement en bord de route devant l'accès à l'hôtel. Nous avons ensuite une heure de trajet jusqu'au parc debout dans le bus faute de places assises libres. La route est asphaltée dans sa première partie puis devient rapidement un chemin caillouteux étroit nous amenant en altitude (800m) a l'entrée du parc.
Comme d'habitude, puisque c'est un parc de la CONAF, nous avons droit à quelques formalités administratives et nous payons le droit d'accès. Comme le bus débarque tout le monde au parc, il y a un peu de file mais on est vite prêts à démarrer.  Les trois clients de l'hôtel décident de faire la balade des lacs, nous nous séparons rapidement. 
Le début de la rando mène au sendero Quinchol et est une montée assez raide dans les bois. La vue au début n'est pas exceptionnelle mais c'est assez bucolique malgré tout. Sur la fin de la montée,  on admire les énormes arbres araucaria typiques de la région. Il nous faudra 1h30 pour rejoindre le mirador Pampa Quinchol à 1400m d'altitude. On se prend une pause pour admirer le paysage puis on repart vers le Cerro. Après une partie moins pentue dans la forêt, on retrouve des pentes plus raides. Certains passages sont un peu difficiles. Parfois, il faut passer entre les branches des arbustes le tout dans une pente bien raide et glissante. Parfois, on a droit à des petits passages d'escalade sur des rochers qui font penser à une course d'arête facile dans les Alpes.

Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région. Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région. Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région.
Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région. Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région. Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région.
Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région. Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région. Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région.

Paysages durant la première partie de l'ascension. On peut voir des araucarias, arbres typiques de la région.

Course d'arête facile à l'approche du sommet
Course d'arête facile à l'approche du sommet

Course d'arête facile à l'approche du sommet

Rencontre internationale au sommet avec notamment un argentin, un gars de Punta Arenas et un colombien

Rencontre internationale au sommet avec notamment un argentin, un gars de Punta Arenas et un colombien

On arrive ensuite au sommet. Le point de vue vaut le détour. La vue sur les nombreux volcans et les lacs est sublime malgré les nuages qui empêchent par moment de voir distinctement. On partage un maté avec un argentin de Buenos Aires, un gars de Punta Arenas et son ami colombien. On croise également un couple de français dont la fille a une peur bleue des grosses araignées croisées dans la montée et la descente. On retrouve aussi une hollandaise qui a fait le sommet en sandales (et qui galérait donc un peu...). Rencontre internationale au sommet ;)
Poussés par les nuages qui se font de plus en plus présents, on redémarre après une bonne pause. De toute façon, on devait repartir pour éviter de louper le bus de retour. La descente est longue (environ 13km) et se fait par le même chemin. Sur la fin, on sent qu'on n'est pas très frais et que l'ascension du Villarrica nous a pas mal fatigués. On arrive cependant bien à temps pour reprendre le bus.  On profite de cette attente pour manger un coup et reprendre des forces. 

Cette balade était superbe mais on vous conseille de ne pas la faire juste après le volcan,  le chemin est en effet plus difficile et plus long. Le paysage est superbe et en particulier le petit lac au pied du Cerro !

Vues sympas depuis le sommet du CerroVues sympas depuis le sommet du Cerro
Vues sympas depuis le sommet du CerroVues sympas depuis le sommet du Cerro
Vues sympas depuis le sommet du CerroVues sympas depuis le sommet du CerroVues sympas depuis le sommet du Cerro

Vues sympas depuis le sommet du Cerro

Volcan qui perce au dessus des nuages et volcan Villarica où nous étions deux jours plus tôt !
Volcan qui perce au dessus des nuages et volcan Villarica où nous étions deux jours plus tôt !

Volcan qui perce au dessus des nuages et volcan Villarica où nous étions deux jours plus tôt !

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Au sommet du volcan Villarrica

Étant à Pucón pour quelques jours grâce au woofing à l'hôtel Okori et vu que l'ascension du volcan est une des attractions principales de l'endroit,  il nous fallait y monter !

La rue principale de Pucón est remplie d'agences qui proposent diverses activités extérieures telles que le rafting, l'hydrospeed et bien sûr l'ascension du volcan. Nous passons en visiter l'une ou l'autre pour obtenir des renseignements. La plupart propose un tarif similaire autour de 75000 pesos (environ 125€).
Il vaut apparemment mieux éviter de descendre sous ce montant car le service ne serait pas d'aussi bonne qualité. 
Généralement,  les agences composent des groupes de 8 personnes avec 3 guides. Pour la descente,  elles fournissent des pantalons renforcés et une petite luge afin de descendre le volcan rapidement et en s'amusant.
L'ascension du volcan ne présente pas de difficultés techniques (sauf en cas de mauvais temps et/ou de neige transformée en glace), on se renseigne donc pour y aller seuls. 
Pour cela,  un passage par le bureau de la CONAF de Pucón est nécessaire. Là, on nous explique qu'il faut être membre d'un club alpin ou pouvoir justifier d'une expérience d'alpiniste. Chance pour nous, c'est le cas !
Il nous faut donc organiser la sortie au volcan.  La location du matériel nécessaire (casque, piolet, chaussures de montagne rigides, crampons et...  masque filtrant pour les gaz toxiques relâchés par le volcan) se fait à une agence française, Aguaventura, où on est très bien reçus et en français,  fait plutôt rare au Chili.
Nous devons également prévoir la location d'une voiture pour rejoindre le début de l'ascension qui se situe à 16km du centre de Pucón. C'est Marine qui s'occupe de la location puisqu'elle dispose d'un permis international. La prise en main du véhicule se fait avec un peu de stress sous le regard des personnes de l'agence de location ;) 

Coucher de soleil sur le volcan

Coucher de soleil sur le volcan

Le lendemain, départ matinal de notre hôtel, c'est Guillaume, notre camarade de woofing, qui conduit. Il s'agit de démarrer l'ascension vers 8h et nous avons un peu de route et des démarches administratives à faire au poste de garde de la CONAF. 
Les 8 premiers kilomètres de la route menant au volcan sont dans un bon asphalte. Nous atteignons donc rapidement le poste de la CONAF.  Ensuite, la route se transforme en un chemin caillouteux et parfois bosselé similaire à ce qu'on a connu sur la Carretera Austral. Au bout du périple,  on arrive au parking d'été au milieu d'une station de ski dont les infrastructures font pâle figure en comparaison des mega-stations alpines. 
Notre timing est bon puisque toutes les agences démarrent plus ou moins en même temps que nous. On se prépare, on change de chaussures, on vérifie les sacs une dernière fois puis on commence la montée. 

En route vers le volcan

En route vers le volcan

Sur la route, on peut voir ces strates, vraisemblablement liées aux différentes éruptions

Sur la route, on peut voir ces strates, vraisemblablement liées aux différentes éruptions

Marine est prête pour l'ascension

Marine est prête pour l'ascension

Certaines personnes profitent d'un télésiège payant (10000 pesos) pour gagner 400m de dénivelé positif et atteindre 1800m d'altitude. Nous les parcourerons à pied en une bonne heure. À la vue de certains pylônes, on est bien content de notre choix. Cette montée est une bonne mise en route et en haut du télésiège, nous avons un second contrôle de la CONAF qui vérifie notre équipement et en particulier si nous avons bien des crampons. 
La montée continue en alternant entre chemin enneigé et chemin rocailleux jusqu'à la "Capilla" (chapelle) qui n'est autre qu'un reste d'arrivée de télésiège un peu design.
Ensuite, nous arrivons aux choses sérieuses puisqu'à partir de là, il n'y aura plus que de la neige jusqu'au sommet.
Le reste de la montée est une longue procession puisque la centaine de randonneurs suit le même chemin. La trace est faite et l'ascension est facilitée par des marches généralement bien taillées dans la neige.
A certains endroits on sent un peu de glace sous nos pas mais les marches bien taillées permettent de monter sans crampons. Jusqu'au premier ressaut, la montée se fait à l'abri du vent et donc du froid. Après ce ressaut, on est obligé de se couvrir davantage. Le volcan étant le seul sommet élevé des environs,  le vent y souffle bien.
On remonte une pente un peu plus raide jusqu'à un second ressaut rocheux couvert de glace. Le passage est cependant facile.
Un dernier passage plus court permet de rejoindre le cratère. C'est dans cette partie qu'on commence à sentir les fumées toxiques. Quelques dizaines de mètres avant le cratère,  le port du masque filtrant devient obligatoire tellement les fumées sont irritantes. Certains s'équipent même de masques de ski pour éviter les irritations aux yeux. 

Montée sous le télésiège
Montée sous le télésiège Montée sous le télésiège Montée sous le télésiège

Montée sous le télésiège

Arrivée à la 'Capilla' et première section en neige
Arrivée à la 'Capilla' et première section en neigeArrivée à la 'Capilla' et première section en neige

Arrivée à la 'Capilla' et première section en neige

Quelques vues durant l'ascension Quelques vues durant l'ascension
Quelques vues durant l'ascension Quelques vues durant l'ascension
Quelques vues durant l'ascension Quelques vues durant l'ascension

Quelques vues durant l'ascension

On a beau faire l'ascension en solo, on n'est pas tout seuls

On a beau faire l'ascension en solo, on n'est pas tout seuls

Après 4h de montée, la vue au sommet est géniale, tant pour le cratère que pour le paysage alentour.
Là où les agences ne restent que 15 minutes au sommet, nous profitons d'être en solo pour rester une bonne demi-heure malgré les fumées qui nous irritent les yeux.
Le bord du cratère est assez instable et on ne peut donc pas en faire le tour sous peine de finir bien cuit !
Le vent est dans la mauvaise direction et nous souffle toutes les fumées dans la figure. On fait pas mal de photos, on a même la chance de voir de belles éruptions de lave.

Le cratère,  Matmütt,  l'équipe de choc, la lave et même la Bretagne !Le cratère,  Matmütt,  l'équipe de choc, la lave et même la Bretagne !
Le cratère,  Matmütt,  l'équipe de choc, la lave et même la Bretagne !Le cratère,  Matmütt,  l'équipe de choc, la lave et même la Bretagne !
Le cratère,  Matmütt,  l'équipe de choc, la lave et même la Bretagne !Le cratère,  Matmütt,  l'équipe de choc, la lave et même la Bretagne !

Le cratère, Matmütt, l'équipe de choc, la lave et même la Bretagne !

Le panorama depuis le sommet est superbe Le panorama depuis le sommet est superbe
Le panorama depuis le sommet est superbe Le panorama depuis le sommet est superbe

Le panorama depuis le sommet est superbe

On repart ensuite pour la descente. Il nous faudra 2h pour arriver en bas. N'ayant pas de pantalons renforcés, on est obligé de descendre les parties raides à pied.
Marine n'est pas très à l'aise dans la descente et finit par descendre sur la petite luge après le passage du premier ressaut où la pente devient moins raide. Nicolas en profite pour s'entraîner au ski sur chaussures tel qu'enseigné à l'ucpa lors des stages d'alpinisme. Guillaume pour sa part profite à fond et rattrape tous les groupes partis avant nous.
On se retrouve à la voiture bien contents de cette superbe rando.
Si vous souhaitez faire ce sommet,  choisissez un jour de beau temps car même si le sommet n'est pas difficile en soi, il peut y avoir de la glace au sommet qui fait faire demi-tour aux groupes, comme ça a été le cas le jour avant notre montée.

Guides bien avises qui se sont équipés de mini skis pour la descente :)Guides bien avises qui se sont équipés de mini skis pour la descente :)

Guides bien avises qui se sont équipés de mini skis pour la descente :)

Pas mal de monde ce jour là

Pas mal de monde ce jour là

Au sommet du volcan Villarrica
Marine s'essaie à la luge sur volcan Marine s'essaie à la luge sur volcan

Marine s'essaie à la luge sur volcan

Retour au parking

Retour au parking

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Woofing, mission numéro 2 : un hôtel à Pucón

Mercredi 7 décembre, nous voilà donc à Pucón pour le deuxième woofing de notre voyage... Nous sommes accueillis à la gare des bus par Karin et Samuel, un couple de trentenaires qui attendent un enfant. Karin est en effet enceinte de sept mois ! Ils sont originaires de la région de Viña del Mar et ont ouvert un hôtel, Okori Hostal, il y a un an à 5km de Pucón. Tout en bois et blotti dans une petite forêt, ils veulent en faire un hôtel "nature" et au calme. 
L'endroit est effectivement très joli, tranquille et super clean ! 

La cuisine qui donne sur le coin cosy
La cuisine qui donne sur le coin cosy
La cuisine qui donne sur le coin cosy

La cuisine qui donne sur le coin cosy

Statue typique en Amérique du sud, mais retravaillée par Guillaume, un autre woofer... ;)

Statue typique en Amérique du sud, mais retravaillée par Guillaume, un autre woofer... ;)

Le coq et les poules profitent bien de cet espace : ils sont énormes ! Il y a aussi deux chiens : Farouk et Chenu

Le coq et les poules profitent bien de cet espace : ils sont énormes ! Il y a aussi deux chiens : Farouk et Chenu

À l'hôtel, nous faisons la connaissance de Guillaume, un autre woofer français (du Jura), et d'Alejandra, la "Mama" (de Karin),  venue les aider à tenir l'hôtel avant notre arrivée. Il y a aussi Gladys qui travaille pour eux 6 jours sur 7, de 8h à 16h, pour faire le ménage et cuisiner le repas du midi. 

La Mama tient à poser avec Guillaume et nous avant son départ !

La Mama tient à poser avec Guillaume et nous avant son départ !


Les premiers jours se passent super. On s'entend très bien avec Guillaume, on gagne les faveurs de la Mama qui nous prépare des bons petits plats en bonne quantité, on passe de bonnes soirées à discuter et rigoler. Pour le travail, on crée une petite clairière dans les bois pour que Karin et Samuel aient un coin détente un peu éloigné des clients quotidiens. Avec la chaleur, Karin vient nous apporter du jus ou des glaces pour nous rafraîchir un peu ! De temps en temps, on file aussi un coup de main pour aider à faire les lits, le ménage ou la cuisine... Enfin, le "on" est un peu exagéré, la société chilienne reste encore un peu machiste : même si les gars sont dans les parages, c'est Marine qu'on appelle ! On discute également un peu avec les clients, notamment deux Allemandes. 

Travail dans les bois avant de se détendre le soir en écoutant les grands discours/blagues de Guillaume !
Travail dans les bois avant de se détendre le soir en écoutant les grands discours/blagues de Guillaume !

Travail dans les bois avant de se détendre le soir en écoutant les grands discours/blagues de Guillaume !

Un peu de cuisine française : préparation d'une quiche (aux "salchichas", sorte de knackis comme les lardons sont introuvables !)

Un peu de cuisine française : préparation d'une quiche (aux "salchichas", sorte de knackis comme les lardons sont introuvables !)

Cependant, une fois la Mama partie, les choses se gâtent un peu. Le travail se fait rare : les touristes sont peu nombreux voire inexistants et il n'y a plus de travail à faire dans les bois . De plus, Karin et Samuel passent beaucoup moins de temps avec nous et se montrent moins souriants. Ils finissent par nous dire qu'ils vont arrêter le woofing plus tôt que prévu (début janvier) comme ils n'ont pas de travail à nous donner.

Il faut dire qu'avec l'inondation du chemin menant à l'hôtel, ça complique l'accès pour les touristes : un couple à failli louper son bus parce que le taxi s'était complètement embourbé ...

Il faut dire qu'avec l'inondation du chemin menant à l'hôtel, ça complique l'accès pour les touristes : un couple à failli louper son bus parce que le taxi s'était complètement embourbé ...

On quitte donc Pucón le 17 décembre, le cœur un peu mitigé. Déçus du malaise avec Karin et Samuel, de ne pas avoir pu s'investir dans un projet et de partir sans savoir où nous allons passer les fêtes de fin d'année... Mais on espère retenir seulement les bons côtés : avoir pu se poser au calme dans un endroit confortable, rencontrer Guillaume, la Mama et certains touristes, avoir profité de la ville de Pucón qui offre de nombreuses activités...

Balade dans Pucón : dégustation de glace en profitant du point de vue sur le lac, promenade le long de la plage (dommage, on a oublié les maillots ! mais l'eau n'a pas l'air très chaude !), statue mapuche et sapin de Noël sur la Plaza de Armas
Balade dans Pucón : dégustation de glace en profitant du point de vue sur le lac, promenade le long de la plage (dommage, on a oublié les maillots ! mais l'eau n'a pas l'air très chaude !), statue mapuche et sapin de Noël sur la Plaza de Armas
Balade dans Pucón : dégustation de glace en profitant du point de vue sur le lac, promenade le long de la plage (dommage, on a oublié les maillots ! mais l'eau n'a pas l'air très chaude !), statue mapuche et sapin de Noël sur la Plaza de Armas
Balade dans Pucón : dégustation de glace en profitant du point de vue sur le lac, promenade le long de la plage (dommage, on a oublié les maillots ! mais l'eau n'a pas l'air très chaude !), statue mapuche et sapin de Noël sur la Plaza de Armas
Balade dans Pucón : dégustation de glace en profitant du point de vue sur le lac, promenade le long de la plage (dommage, on a oublié les maillots ! mais l'eau n'a pas l'air très chaude !), statue mapuche et sapin de Noël sur la Plaza de Armas

Balade dans Pucón : dégustation de glace en profitant du point de vue sur le lac, promenade le long de la plage (dommage, on a oublié les maillots ! mais l'eau n'a pas l'air très chaude !), statue mapuche et sapin de Noël sur la Plaza de Armas

Le volcan Villarica, dont l'ascension est l'attraction principale de Pucón, est bien visible depuis la ville. À la tombée de la nuit, on peut apercevoir de la fumée rouge qui sort du cratère...
Le volcan Villarica, dont l'ascension est l'attraction principale de Pucón, est bien visible depuis la ville. À la tombée de la nuit, on peut apercevoir de la fumée rouge qui sort du cratère...
Le volcan Villarica, dont l'ascension est l'attraction principale de Pucón, est bien visible depuis la ville. À la tombée de la nuit, on peut apercevoir de la fumée rouge qui sort du cratère...

Le volcan Villarica, dont l'ascension est l'attraction principale de Pucón, est bien visible depuis la ville. À la tombée de la nuit, on peut apercevoir de la fumée rouge qui sort du cratère...

Beau coucher de soleil sur le lac...
Beau coucher de soleil sur le lac...
Beau coucher de soleil sur le lac...
Beau coucher de soleil sur le lac...

Beau coucher de soleil sur le lac...

On profite un peu des resto de la ville, avec ses bières plus ou moins locales !
On profite un peu des resto de la ville, avec ses bières plus ou moins locales !
On profite un peu des resto de la ville, avec ses bières plus ou moins locales !

On profite un peu des resto de la ville, avec ses bières plus ou moins locales !

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Après la Bretagne, l'Allemagne chilienne !

Nous voici maintenant à Puerto Varas, dans la région des lacs et des volcans. La ville est donc au bord d'un lac, avec une vue sur deux volcans (par beau temps), le volcan Osorno et le volcan Calbuco ! 
C'est aussi une région qui a été colonisée au XIXe siècle principalement par les Allemands. Il en reste de nombreuses traces dans l'architecture, le nom des lieux et les spécialités culinaires. À Puerto Varas, on peut notamment suivre un circuit dans la ville pour voir les différentes maisons allemandes du XIXe et surtout début XXe. 

Nous voilà donc sous la pluie de Puerto Varas en quête d'une auberge. On essaye le Margouya Patagonia installé dans une maison allemande de 1932 et conseillé par le lonely planet ainsi qu'un couple de Français - mais il est plein. On se dirige donc vers la Casa Pistacho, auberge de backpackers (en effet, l'escalier qui y mène décourage les amateurs de lourdes valises !). Auberge très correcte,  avec en prime une vue sur les volcans ! 

Volcans Calbuco et Osorno vus depuis l'hôtelVolcans Calbuco et Osorno vus depuis l'hôtel

Volcans Calbuco et Osorno vus depuis l'hôtel

Vues depuis l'hôtel
Vues depuis l'hôtel

Vues depuis l'hôtel

 Maison allemande de 1932 aujourd'hui utilisée par le Margouya Patagonia Hostel

Maison allemande de 1932 aujourd'hui utilisée par le Margouya Patagonia Hostel


On profite de l'après-midi et de la soirée pour visiter un peu la ville, notamment le circuit des maisons allemandes et le bord du lac. On tombe aussi un peu par hasard sur le musée Pablo Fierro : une étrange maison transformée peu à peu en musée. Celui-ci est rempli d'objets anciens, peintures, curiosités en tout genre... Atypique et vraiment sympa ! On a même la chance de rencontrer Pablo Fierro et de discuter avec lui (ou essayer de le comprendre) de son art et de son musée ! 

En arrivant par hasard devant la maison-hôtel de Pablo Fierro, ça surprend !
En arrivant par hasard devant la maison-hôtel de Pablo Fierro, ça surprend !
En arrivant par hasard devant la maison-hôtel de Pablo Fierro, ça surprend !

En arrivant par hasard devant la maison-hôtel de Pablo Fierro, ça surprend !

Un mirador digne du balcon de Juliette qui donne sur une autre œuvre d'art
Un mirador digne du balcon de Juliette qui donne sur une autre œuvre d'art

Un mirador digne du balcon de Juliette qui donne sur une autre œuvre d'art

L'intérieur et la terrasse extérieure sont tout aussi surprenants
L'intérieur et la terrasse extérieure sont tout aussi surprenants
L'intérieur et la terrasse extérieure sont tout aussi surprenants
L'intérieur et la terrasse extérieure sont tout aussi surprenants
L'intérieur et la terrasse extérieure sont tout aussi surprenants

L'intérieur et la terrasse extérieure sont tout aussi surprenants

Ce n'est pas un musée classique : on est invités à tout toucher... "La curiosité ne tue pas, reste curieux pour toujours !"

Ce n'est pas un musée classique : on est invités à tout toucher... "La curiosité ne tue pas, reste curieux pour toujours !"

Il y a même une vieille salle de classe... mais les élèves n'ont pas l'air plus passionnés qu'en Europe ;)
Il y a même une vieille salle de classe... mais les élèves n'ont pas l'air plus passionnés qu'en Europe ;)
Il y a même une vieille salle de classe... mais les élèves n'ont pas l'air plus passionnés qu'en Europe ;)

Il y a même une vieille salle de classe... mais les élèves n'ont pas l'air plus passionnés qu'en Europe ;)

Vues sur le lac LlanquihueVues sur le lac Llanquihue

Vues sur le lac Llanquihue

L'église de Puerto Varas, inspirée d'une église en AllemagneL'église de Puerto Varas, inspirée d'une église en Allemagne

L'église de Puerto Varas, inspirée d'une église en Allemagne


Le lendemain, le programme prévu est de visiter les petits villages de Frutillar et Puerto Octay. Au petit déjeuner à l'auberge, nous rencontrons deux Allemandes. Elles ont loué une voiture et notre destination se trouve sur leur route : on teste donc le covoiturage au Chili ! Frutillar est au Nord de Puerto Varas, également au bord du lac. C'est mignon, calme et très allemand ! On se balade le long du lac, avec quelques arrêts pour observer les particularités du coin : un marché d'artisanat, le quai joliment aménagé et surtout l'impressionnant théâtre "Teatro del Lago Sur". Inauguré en 2010, il est déjà de renommée internationale. Son architecture et sa situation au bord du lac, avec quatre volcans en arrière-plan n'y sont pas pour rien... Il accueille également tous les ans la "Semana Musical de Frutillar", festival mondialement connu qui dure 10 jours.

Toujours un certain caractère allemand dans les bâtiments. Le 2e est une école !
Toujours un certain caractère allemand dans les bâtiments. Le 2e est une école !
Toujours un certain caractère allemand dans les bâtiments. Le 2e est une école !
Toujours un certain caractère allemand dans les bâtiments. Le 2e est une école !

Toujours un certain caractère allemand dans les bâtiments. Le 2e est une école !

Le kiosque de Frutillar et son beau plafond
Le kiosque de Frutillar et son beau plafond
Le kiosque de Frutillar et son beau plafond

Le kiosque de Frutillar et son beau plafond

L'intérieur de l'église de Frutillar, avec ses imitations de marbre
L'intérieur de l'église de Frutillar, avec ses imitations de marbre

L'intérieur de l'église de Frutillar, avec ses imitations de marbre

La jetée qui donne une belle vue sur le lac (avec normalement des volcans !)
La jetée qui donne une belle vue sur le lac (avec normalement des volcans !)
La jetée qui donne une belle vue sur le lac (avec normalement des volcans !)

La jetée qui donne une belle vue sur le lac (avec normalement des volcans !)

Un autre mirador, moins classe mais joli !

Un autre mirador, moins classe mais joli !

Un peu d'apprentissage de la langue des signes dans un jardin d'enfant, clin d'œil à Pierre !

Un peu d'apprentissage de la langue des signes dans un jardin d'enfant, clin d'œil à Pierre !

Le fameux théâtre de Frutillar !
Le fameux théâtre de Frutillar !

Le fameux théâtre de Frutillar !

Flore et faune...
Flore et faune...

Flore et faune...

Nous visitons ensuite le "Museo Histórico Alemán" qui retrace l'histoire de la colonisation allemande de la région à travers 4 bâtiments : un moulin, la maison et l'atelier d'un forgeron, un manoir (grande maison typique des colons qui se sont enrichis) et une grange. Le tout dans un beau parc, avec une vue sur le village, le lac et les volcans (quand il n'y pas de nuages!). Le musée est bien fait, agréable, le village sympa : une bonne halte pour une demi-journée tranquille ! 

Le moulin à eau

Le moulin à eau

La maison du forgeron et son atelier, la cuisine, la chambre d'enfant et les instructions pour bien se laver !
La maison du forgeron et son atelier, la cuisine, la chambre d'enfant et les instructions pour bien se laver !
La maison du forgeron et son atelier, la cuisine, la chambre d'enfant et les instructions pour bien se laver !
La maison du forgeron et son atelier, la cuisine, la chambre d'enfant et les instructions pour bien se laver !
La maison du forgeron et son atelier, la cuisine, la chambre d'enfant et les instructions pour bien se laver !

La maison du forgeron et son atelier, la cuisine, la chambre d'enfant et les instructions pour bien se laver !

Le manoir, son jeu de bowling, son salon et son miroir ;)
Le manoir, son jeu de bowling, son salon et son miroir ;)
Le manoir, son jeu de bowling, son salon et son miroir ;)
Le manoir, son jeu de bowling, son salon et son miroir ;)

Le manoir, son jeu de bowling, son salon et son miroir ;)

L'entrée de la grange

L'entrée de la grange

Vues d'ensemble sur le musée
Vues d'ensemble sur le musée

Vues d'ensemble sur le musée


On file ensuite à Puerto Octay, encore un peu plus au Nord, qui a son centre perché sur une colline et un chemin qui mène au lac. Les rues sont tranquilles, avec encore de nombreuses demeures allemandes historiques. Le coin du lac est joli. Le tour est rapidement fait et, même si se balader dans la campagne aurait sûrement valu le coup, on rentre à Puerto Varas. 

Maison allemande à Puerto Octay

Maison allemande à Puerto Octay

L'église de Puerto Octay
L'église de Puerto Octay

L'église de Puerto Octay

Près du lac à Puerto Octay
Près du lac à Puerto Octay

Près du lac à Puerto Octay


Dernière nuit avant de mettre le cap sur Pucón, pour notre deuxième woofing à Okori Hostal... La suite au prochain numéro !

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La Bretagne chilienne ?

Ce matin, départ pour la grande île de Chiloe. D'après ce qu'on en dit, elle a un petit air de Bretagne... nous vous laissons juger avec les photos :) Il y existe aussi une mythologie particulière, avec des croyances traditionnelles encore bien vivantes aujourd'hui. Sorcières, gnomes, dieux serpents peuplent donc cette île et accentuent peut-être le rapprochement mystique avec la Bretagne et sa forêt de Brocéliande... Enfin l'archipel est célèbre pour ses églises en bois, dont 16 sont classées patrimoine mondial de l'UNESCO. 

Nous posons nos sacs à Ancud, la "grande" ville du nord de l'île, dans une auberge très confortable cette fois-ci. Cela nous éloigne sûrement du côté typique de l'île, mais ça nous fait quand même plaisir de bénéficier de chambres et salles de bain bien propres, d'une cuisine toute équipée, de douches où l'eau chaude est constante, et d'une très belle vue sur le littoral. 
Nous commençons notre visite par un tour au Centro de Visitantes Inmaculada Concepción, un musée installé dans un ancien couvent. Il détient les maquettes en bois des 16 églises classées et donne des explications sur celles-ci et le travail du bois plus globalement. Très intéressant ! 
Sous un grand soleil, on se balade ensuite dans la ville : petit passage dans la cathédrale de la ville (non classée, reconstruite après le tremblement de terre de 1960), au marché local et au fort San Antonio (vestiges du XIXe siècle du dernier avant-poste espagnol pendant les guerres d'indépendance - il ne reste en fait que les canons mais on bénéficie d'une belle vue sur le port). 
On se balade aussi le long de la plage. Il y a en effet un petit port sympa et une petite crique aux airs bretons, mais la proximité de la ville nous empêche de sentir véritablement le cachet breton... 
Soirée sympa à l'auberge à manger une bonne assiette de légumes (enfin !) et à discuter avec les autres voyageurs (beaucoup d'Allemands). 

On commence à être habitués à faire une partie du trajet avec le bus dans un bateau !

On commence à être habitués à faire une partie du trajet avec le bus dans un bateau !

L'auberge 13 lunas, juste en face de la gare des bus, pratique !  Vous avez le bonjour de Nemo :)L'auberge 13 lunas, juste en face de la gare des bus, pratique !  Vous avez le bonjour de Nemo :)

L'auberge 13 lunas, juste en face de la gare des bus, pratique ! Vous avez le bonjour de Nemo :)

Avec un intérieur plutôt cosy et écolo-rigolo !Avec un intérieur plutôt cosy et écolo-rigolo !

Avec un intérieur plutôt cosy et écolo-rigolo !

Et la vue depuis la terrasse n'est pas mal non plus ...

Et la vue depuis la terrasse n'est pas mal non plus ...

L'ancien couvent d'Ancud, transformé aujourd'hui en musée dédié aux églises classées au patrimoine mondial de l'UNESCO

L'ancien couvent d'Ancud, transformé aujourd'hui en musée dédié aux églises classées au patrimoine mondial de l'UNESCO

Affiche sur les 16 églises classées

Affiche sur les 16 églises classées

Maquette de l'église de Castro : toutes les maquettes sont faites de façon à ce qu'on puisse bien voir la structure en bois (les couleurs ne sont cependant plus d'actualité)

Maquette de l'église de Castro : toutes les maquettes sont faites de façon à ce qu'on puisse bien voir la structure en bois (les couleurs ne sont cependant plus d'actualité)

Les vestiges du fort espagnol

Les vestiges du fort espagnol

Les canons servent aujourd'hui plutôt de bancs pour les touristes :)

Les canons servent aujourd'hui plutôt de bancs pour les touristes :)

La petite crique, cachée derrière en contrebas du fort, peu de nageurs...

La petite crique, cachée derrière en contrebas du fort, peu de nageurs...

Paysage urbain ;)

Paysage urbain ;)

Petite balade le long de la côte, toujours accompagnés des oiseaux
Petite balade le long de la côte, toujours accompagnés des oiseaux
Petite balade le long de la côte, toujours accompagnés des oiseaux

Petite balade le long de la côte, toujours accompagnés des oiseaux

Le lendemain, il pleut. Pas découragés, on prend le bus pour Castro, la capitale de l'île. Son église classée est apparemment une des plus belles et il y a aussi des "palafitos" (maisons en bois construites sur pilotis au bord des estuaires). 
Nous faisons donc le circuit pour découvrir la ville. L'église sur la place centrale a un peu des allures de maison de poupée avec les couleurs violette et jaune ! Malheureusement elle est fermée pour travaux et nous ne pouvons donc pas visiter l'intérieur... Un petit tour du côté des palafitos tous colorés (dont un aux couleurs de la Belgique !), mais avec la marée basse et la pluie, ça rend moins bien que sur les photos ! 
On ne s'attarde pas trop à cause de pluie et on file dans un petit village qu'on espère plus typique que les deux grandes villes : Dalcahue. Il y a notamment un marché qui a lieu tous les jours, mais le dimanche est un jour un peu spécial puisque viennent aussi les artisans des îles alentours. Et en effet, c'est l'endroit de l'île qu'on a trouvé le plus sympa et pittoresque ! L'église classée est encore fermée, mais le petit port est chouette et le marché (couvert !) ressemble à un bazar (à la sud-américaine). Il y a plein d'étals remplis de vêtements en laine de mouton et d'objets en bois principalement. Dommage qu'il nous reste encore sept mois à porter les sacs (ou heureusement pour le porte-monnaie !) ! 
Retour à Ancud où l'ambiance  la ville et de l'auberge est bien plus calme le dimanche... Nous en profitons pour nous attarder sur les sculptures de la place centrale qui représentent les personnages de la mythologie chilote. 

Le lendemain, nous disons "kenavo" à Chiloé et c'est parti pour Puerto Varas ! 

L'église en bois de Castro, admirez les couleurs !

L'église en bois de Castro, admirez les couleurs !

Petit jardin à côté de l'église

Petit jardin à côté de l'église

Les palafitos (maisons sur pilotis) de Castro

Les palafitos (maisons sur pilotis) de Castro

Certaines avec une architecture rappelant bien le caractère marin de l'endroit !

Certaines avec une architecture rappelant bien le caractère marin de l'endroit !

Et d'autres aux couleurs plus européennes ;)

Et d'autres aux couleurs plus européennes ;)

Le quartier des palafitos vu de l'intérieur et fresque dans la ville
Le quartier des palafitos vu de l'intérieur et fresque dans la ville

Le quartier des palafitos vu de l'intérieur et fresque dans la ville

Évidemment, les bateaux sont aussi construits en bois

Évidemment, les bateaux sont aussi construits en bois

L'église de Dalcahue

L'église de Dalcahue

Vue sur le port de Dalcahue

Vue sur le port de Dalcahue

Le marché de Dalcahue se tient principalement dans le bâtiment du fond, mais quelques artisans s'installent aussi sur la place (quand il ne pleut pas !)

Le marché de Dalcahue se tient principalement dans le bâtiment du fond, mais quelques artisans s'installent aussi sur la place (quand il ne pleut pas !)

À l'intérieur du marché...À l'intérieur du marché...

À l'intérieur du marché...

« L’Invunche », garde de la grotte des sorciers, ancien humain kidnappé et défiguré, la tête tournée à 180 degrés, une jambe attachée dans le dos et les bras cousus sous la peau

« L’Invunche », garde de la grotte des sorciers, ancien humain kidnappé et défiguré, la tête tournée à 180 degrés, une jambe attachée dans le dos et les bras cousus sous la peau

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Chaitén, son volcan et la fin de la Carretera Austral

Nous arrivons à Chaitén, notre dernière étape sur la Carretera Austral. 
Cette ville de 4000 habitants a été fortement touchée par l'éruption du volcan du même nom qui a eu lieu en 2008. Les coulées de boues et les retombées de cendres ont carrément détourné le cours du fleuve qui coupe désormais la ville en 2. La partie nord est à nouveau occupée et en reconstruction depuis 2010-2012 mais la partie sud coupée du reste par le nouveau cours du fleuve demeure davantage en ruine.
L'ambiance dans la ville est donc particulière et un peu post-apocalyptique. A de nombreux endroits, les bâtiments sont vides et dans le même état de destruction qu'après l'éruption. 
La reconstruction va bon train et nous trouvons sans mal un lieu où planter la tente. Les magasins alimentaires sont mieux achalandés que dans le reste de la Carretera Austral et on trouve même une banque où faire le plein.
Le tour de la ville est assez vite fait et nous organisons la suite du voyage.  Nous pensions traverser en ferry jusque L'isla Grande de Chiloé mais le ferry ne part que le mercredi (jour de notre arrivée) et le samedi. Nous n'avons prévu qu'une seule journée à Chaitén pour monter jusqu'au cratère du volcan. Nous changeons donc nos plans. Nous remonterons donc en bus jusque Puerto Montt. 
Pour à peine plus de 13€ par personne,  nous aurons droit à 9h30 de trajet en bus dont 2 passages de 30 minutes en barque et une longue traversée (3h45) d'un fjord sur un ferry. Par ailleurs, les 50 premiers kilomètres se font dans le superbe parc naturel Pumalin créé par Douglas Thompkins, le cofondateur de la marque The North Face. Ce milliardaire a acheté pas moins de 810 000 ha pour en faire différents parcs naturels en Amérique du Sud. Ces parcs naturels ont ensuite été donnés à des organismes d'état qui en assurent la gestion.  Le parc Pumalin a une superficie de 325 000 ha. Plusieurs sentiers de randonnée le parcourent mais l'acces est difficile sans voiture. Il est parfois même nécessaire de prendre un petit bateau pour accéder au début de certains sentiers.

La ville à été déclarée sinistrée pendant quelques années à tel point que le gouvernement voulait la reconstruire plus au nord au niveau de Santa Barbara. Les habitants s'y sont opposés comme en témoigne cette épave de voiture.

La ville à été déclarée sinistrée pendant quelques années à tel point que le gouvernement voulait la reconstruire plus au nord au niveau de Santa Barbara. Les habitants s'y sont opposés comme en témoigne cette épave de voiture.

Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !
Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !
Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !
Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !

Une partie de la ville reste sinistrée et on peut même voir tout un quartier enseveli sous un bon mètre de cendres. Vision apocalyptique !

Petite frayeur à Chaitén où Marine s'est fait mordre par un chien en entrant dans un camping pour se renseigner sur les prix. Heureusement, plus de peur que de mal.

Petite frayeur à Chaitén où Marine s'est fait mordre par un chien en entrant dans un camping pour se renseigner sur les prix. Heureusement, plus de peur que de mal.

Après les panneaux d'évacuation pour les tsunamis, voilà le même genre mais pour les volcans !

Après les panneaux d'évacuation pour les tsunamis, voilà le même genre mais pour les volcans !

Notre camping à Chaitén. Qui s'appelle Nalcas en raison des nombreuses plantes du même nom présentes dans le jardin. Notre camping à Chaitén. Qui s'appelle Nalcas en raison des nombreuses plantes du même nom présentes dans le jardin.

Notre camping à Chaitén. Qui s'appelle Nalcas en raison des nombreuses plantes du même nom présentes dans le jardin.

Le jour avant ce long voyage, nous nous attaquons à l'ascension du volcan. La météo n'est pas favorable,  ils annoncent de la pluie jusque 11h et puis une amélioration avec du soleil et un temps sec. Dans la pratique, il commencera à faire sec vers 14-15h et les nuages ne disparaitrons qu'en fin d'après-midi. 
Soit, nous n'avons de toute façon qu'un jour disponible, nous prenons donc le bus de 11h qui nous dépose au milieu de nul part à une vingtaine de kilomètres au nord de Chaitén dans le parc Pumalin.  
Le sentier très bien aménagé commence au niveau de la route et du petit parking prévu pour accueillir les touristes. La balade n'est pas très longue (1h30 de montée pour 600m de dénivelé). 
Suite à l'éruption, la végétation a été pas mal détruite et on trouve beaucoup de troncs d'arbres morts encore sur pied ou jonchant le sol. La végétation reprend néanmoins doucement ses droits mais elle est du coup moins dense que ce qu'on a pu voir dans le parc Queulat. 
La météo pluvieuse et nuageuse rend l'ensemble plus dramatique. 
La montée est assez raide mais de nombreuses marches en "facilitent" le début. Les muscles chauffent car les marches sont parfois hautes. Le dernier tiers avant d'atteindre le bord du cratère est plus difficile à gravir. Les petits cailloux en font un pierrier assez glissant, en particulier à la descente, on comprend mieux l'intérêt des marches présentes dans la première partie.
Juste avant le sommet, deux arbres morts et bien droits encadrent le chemin. Ces arbres donnent une impression de porte divine pour passer vers un autre monde, l'ambiance nuageuse amplifie cette idée.
En arrivant au bord du cratère, on a un bref aperçu sur les deux dômes, encore fumants, de 800 millions de m3 qui ont été formés suite à l'éruption et qui ont augmenté de 200m la hauteur du volcan. 
Les nuages nous couvrent malheureusement rapidement la vue. On mange un bout en espérant que ça se dégage pour mieux voir le volcan, mais on n'aura pas cette chance... 
Ayant un peu traîné à la montée en espérant laisser le temps aux nuages de partir, on est un peu pressé par le temps à la descente. On sait qu'il y a un bus qui passe entre 15 et 16h mais on ne connaît pas l'heure exacte. Si on le loupe, on est bon pour marcher au moins 20km en plus le long de la Carretera Austral. 
Le bus arrive avec la dernière barque de la journée,  on a donc aucune chance de pouvoir être pris en stop ou en bus ensuite.
On arrive à la route à 15h10 sans savoir si le bus est déjà passé ou non. On fait une petite pause puis on se met en route vers Chaitén. Pas un seul véhicule ne passe... Quelques centaines de mètres plus tard on voit une première voiture qui passe à toute allure. Suivie de peu par un plus gros nombre de véhicules. Vraisemblablement,  il s'agit de la barque qui a déversé son contenu.  Le bus doit être dans le lot. On tente malgré tout le stop et, chance, le premier véhicule s'arrête !
On termine donc notre balade ballottés dans le coffre d'une camionnette.  

Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.
Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.

Paysages marqués par l'éruption de 2008. La pluie et les nuages augmentent l'intensité apocalyptique.

La porte des dieux ;)La porte des dieux ;)
La porte des dieux ;)La porte des dieux ;)

La porte des dieux ;)

Vue sur le cratère. A gauche, l'énorme monticule rougeâtre est le dôme créé lors de l'éruption.

Vue sur le cratère. A gauche, l'énorme monticule rougeâtre est le dôme créé lors de l'éruption.

Paysages de désolation
Paysages de désolation Paysages de désolation

Paysages de désolation

Carretera Austral au pied du sentier en direction du volcan. Si on rate le bus ou les voitures de la dernière barque, on est bon pour marcher 20km sur cette route :)

Carretera Austral au pied du sentier en direction du volcan. Si on rate le bus ou les voitures de la dernière barque, on est bon pour marcher 20km sur cette route :)

Vue sur le volcan depuis Chaitén. On peut voir la fumée qui s'en échappe :)

Vue sur le volcan depuis Chaitén. On peut voir la fumée qui s'en échappe :)

Le lendemain, nous mettons donc fin à notre voyage sur la Carretera Austral en prenant le bus de 11h vers Puerto Montt.  Arrivés à destination,  on trouve rapidement un endroit où passer la nuit. Nous plantons notre tente dans le jardin de la Casa Perla pas loin du terminal de bus. La dame vraisemblablement trop habituée aux touristes ne nous parle qu'en anglais bien que nous tentons de lui parler espagnol.  
Le Lonely Planet nous avait vanté les mérites de cette maison accueillante et douillette. Certes le petit déjeuner est inclus dans le prix mais ni les confitures ni le pain ne sont faits maison. Par ailleurs,  plutôt que de nous annoncer la couleur dès le début, la dame nous épie lorsque nous mangeons et nous interpelle lorsque nous tentons de prendre un 3e petit pain. Deux pains sont suffisants selon elle ! Serions-nous des ogres voraces ?!?

Après cette pause d'une nuit à Puerto Montt, nous prenons le bus en direction d'Ancud sur l'île de Chiloé !

Nous vous parlerons de nos aventures chilotes dans le prochain article ! :)

Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.
Longue traversée en ferry de 3h45.

Longue traversée en ferry de 3h45.

Fin de la traversée,  on arrive à Hornopirén et à son volcan :)Fin de la traversée,  on arrive à Hornopirén et à son volcan :)

Fin de la traversée, on arrive à Hornopirén et à son volcan :)

Halte à Puerto Montt pour la nuit dans le jardin de la Casa Perla Halte à Puerto Montt pour la nuit dans le jardin de la Casa Perla

Halte à Puerto Montt pour la nuit dans le jardin de la Casa Perla

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